Les acteurs du secteur réclament un climat d’investissement sûr

Communiqué conjoint des industries cimentières implantées au Sénégal
Depuis près de deux ans, le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) connaît un ralentissement important, qui touche toute la chaîne de valeur de la construction, dont les cimenteries constituent un maillon essentiel.
Dans ce contexte, les industriels espéraient un environnement favorable et des politiques de relance économique capables de soutenir l’investissement et l’activité. Cependant, la situation reste tendue, même si plusieurs pays de la sous-région enregistrent désormais des niveaux de croissance importants dans leurs secteurs de l’industrie et de la construction, dépassant parfois les 20 %.
Les industries cimentières opérant au Sénégal ont toujours agi dans un esprit de transparence et de partenariat avec l’État, en signant des conventions conformes aux orientations nationales et destinées à encourager les investissements industriels.
Ces engagements traduisent la volonté constante de contribuer à la stratégie du pays, tout en garantissant la viabilité économique des projets réalisés et les prix du ciment les plus bas d’Afrique de l’Ouest.
Sur le plan économique, les cimenteries comptent parmi les contributeurs importants aux finances publiques. Ils participent activement à la croissance, en fournissant un matériau essentiel à la construction des infrastructures du pays : routes, logements, écoles, hôpitaux et équipements publics. Chaque sac de ciment produit au Sénégal contribue directement à la construction et à la modernisation du territoire.
Ces dernières années, le secteur a poursuivi un effort d’investissement industriel sans précédent. Les projets les plus récents représentent plus de 600 milliards FCFA d’investissements sur les cinq dernières années, témoignant de l’ambition des investisseurs de promouvoir le potentiel industriel du Sénégal, dû à la solidité de son cadre économique.
Sur le plan social, l’impact des cimenteries est tout aussi important. Ils offrent plus de 10 000 emplois directs et indirects, notamment dans les secteurs du transport, de la distribution et de la construction. Ils contribuent également à la formation professionnelle des jeunes talents sénégalais et soutiennent les communautés locales, à travers des initiatives d’autonomisation économique, sociale, éducative et sanitaire dans leurs zones d’intervention et à travers le pays.
Il convient également de rappeler que les chiffres évoqués dans le débat public, comme représentant un éventuel manque à gagner pour l’État, sont liés aux mécanismes d’incitation accordés par l’État lui-même, dans le cadre de conventions, destinés à encourager l’implantation de grands projets industriels. Ces mesures constituent des instruments classiques de politique économique visant à attirer des capitaux, à accélérer l’industrialisation et à créer des emplois durables. Les différentes conventions minières, qui comportent des clauses de stabilisation, ont été signées à chaque fois, selon le code minier applicable au moment de l’installation et des investissements des cimenteries.
Dans ce contexte, toutes les cimenteries du Sénégal ont récemment fait l’objet d’audits de leurs contrats. Les entreprises ont pleinement coopéré à ces processus, en fournissant toutes les informations nécessaires, dans un esprit de transparence et de partenariat. A ce jour, les rapports finaux issus de ces audits n’ont pas encore été officiellement restitués ni validés. Les cimentiers estiment essentiel que les conclusions soient présentées dans un cadre officiel, clair et transparent, afin de garantir une évaluation objective et constructive des engagements pris par toutes les parties. Les cimentiers tiennent toutefois à souligner qu’il s’agit d’un débat administratif, qui ne doit pas affecter les investissements industriels déjà réalisés.
Les industries cimentières réaffirment leur confiance dans les institutions du Sénégal et leur entière disponibilité à poursuivre un dialogue constructif avec les autorités compétentes.
Leur objectif reste inchangé : produire, investir et contribuer durablement à la modernisation du Sénégal, en créant des emplois, en soutenant les communautés locales et en participant activement à la croissance économique.
Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des perturbations des chaînes d’approvisionnement, les industries sont également confrontées à des pressions importantes sur les coûts de l’énergie, des transports et des intrants industriels. Ces évolutions pourraient entraîner des augmentations significatives des coûts de production et alimenter des pressions inflationnistes susceptibles d’affecter l’ensemble de l’économie.
Dans ce contexte, la préservation d’un environnement stable et propice aux investissements industriels apparaît plus que jamais indispensable pour soutenir la croissance et préserver le pouvoir d’achat des populations.
En fin de compte, les cimenteries installées au Sénégal ne sont pas que des producteurs de ciment. Ils sont bâtisseurs de croissance, créateurs d’emplois et partenaires engagés du développement national, dans un esprit de responsabilité, de transparence et de coopération avec l’État et l’ensemble du peuple sénégalais. C’est dans cet esprit qu’ils réaffirment leur disponibilité et leur ouverture au dialogue avec les autorités compétentes et avec l’opinion publique.
Fait à Dakar, le 13 mars 2026
Industries cimentières implantées au Sénégal :
SOCOCIM Industries
Cimenterie du Sahel
Dangote Ciment Sénégal
Ciments d’Afrique Sénégal



