les manifestants exigent la vérité et la justice

XALIMANEWS : Une marche pacifique contre les bavures policières s’est tenue samedi à Dakar, à l’initiative du Collectif contre les bavures policières. Quelques dizaines de participants ont répondu à l’appel pour exiger « la vérité et la justice », sous le contrôle des forces de sécurité. Ayant quitté le Casino Liberté 1 peu avant 16 heures, les manifestants […]
XALIMANEWS: Une marche pacifique contre les bavures policières s’est tenue samedi à Dakar, à l’initiative du Collectif contre les bavures policières. Quelques dizaines de participants ont répondu à l’appel pour exiger « la vérité et la justice », sous le contrôle des forces de sécurité.
En quittant le Casino Liberté 1 peu avant 16 heures, les manifestants ont entonné l’hymne national avant de défiler vers le rond-point du Jet d’Eau. Tout au long du parcours, ils ont scandé des slogans dénonçant les violences policières et brandi des drapeaux aux couleurs nationales ainsi que des pancartes portant des messages tels que : « Justice pour nos martyrs », « Non aux bavures policières », « Justice pour Abdoulaye Ba », « Exigeons la vérité et la justice » et « Non à l’impunité ».
Selon les organisateurs, cette mobilisation vise à interpeller les autorités sur des cas présumés d’abus et à exiger l’ouverture d’enquêtes transparentes. Momar Assane Diouf, l’un des dirigeants du collectif, a insisté sur la nécessité « d’établir les responsabilités » dans les cas évoqués. Il a également appelé à un renforcement des mécanismes de contrôle et à plus de transparence dans le traitement des plaintes impliquant les forces de défense et de sécurité.
Des étudiants et des militants ont dénoncé les « violences policières récurrentes » à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), notamment lors des événements du 9 février. Momar Assane Diouf a appelé l’État à identifier les responsabilités et à punir les auteurs présumés.
Pour Khalil Bassène, membre du collectif, les incidents survenus à l’université constituent « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », dans un contexte marqué, selon lui, par plusieurs épisodes similaires entre 2021 et 2024. Il a évoqué des interventions musclées, l’usage de grenades lacrymogènes à l’intérieur du campus et des dégâts matériels sur les biens étudiants. Tout en prenant note des mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur, il les a jugées « insuffisantes ».
De son côté, Mame Awa Diouf a rappelé que “toutes les vies comptent” et que les opérations des forces de l’ordre ne doivent pas se traduire par des pertes humaines, appelant à des sanctions “les plus sévères possibles” en cas de responsabilités établies.
Serigne Saliou Fall, représentant des étudiants en médecine et membre du collectif amical, a indiqué qu’un bilan du service médical universitaire fait état de 107 étudiants blessés lors des récents affrontements, dont cinq cas graves. Il a exigé que « toute la lumière soit faite » sur la mort de leur camarade Abdoulaye Ba.
S’exprimant au nom du FRAPP, Souleymane Gueye a dénoncé « une impunité persistante », estimant que l’absence de sanctions favorise la répétition des exactions. Il a appelé à la création d’une « police citoyenne ».
Point culminant de la mobilisation, les manifestants ont observé une méditation en s’agenouillant au sol en hommage aux victimes, réaffirmant leur demande de justice. La marche s’est dispersée pacifiquement vers 17 heures, sans incident majeur.
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