Les Piques de l’As de ce jeudi 19 février 2026

Les 3 étudiants de l’Ucad sous contrôle judiciaire
Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Demba Ka, Waly Faye et Bathie Fall ont été placés sous contrôle judiciaire par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar, suite à deux retours de parquet. Pourtant, le parquet avait requis un mandat de dépôt contre les mis en cause. Les étudiants sont poursuivis pour violences et voies de fait, destruction de biens publics, rébellion et outrage, actes de nature à nuire à la sécurité publique, détention d’armes sans autorisation et participation à une manifestation non déclarée. Les inculpés ont été arrêtés par la Sûreté urbaine après le cadre des manifestations survenues le 9 février dernier à l’Ucad.
Les trois marins retrouvés sans vie
Les opérations de recherches engagées après le chavirement d’une vedette de la Marine nationale sénégalaise à l’embouchure du fleuve Sénégal ont permis de retrouver les corps des trois marins portés disparus, ont annoncé les Armées dans un communiqué officiel. Le drame s’est produit le jeudi 12 février 2026, alors que l’embarcation effectuait une mission de liaison dans la zone de l’embouchure. Dans un premier temps, la Direction de l’information et des relations publiques des Armées avait signalé la disparition de trois membres d’équipage à la suite du chavirement. Les opérations de recherches menées en coordination avec les services compétents ont finalement abouti à la découverte de trois corps sans vie, confirmant le décès des marins disparus. Selon la même source, toutes les dispositions nécessaires ont été prises conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur. Les Forces armées ont salué la mémoire des victimes et exprimé leur profonde compassion à l’endroit des familles et des proches. Un hommage officiel leur sera rendu aujourd’hui à 10 heures à la Base navale Nord Capitaine de vaisseau Hamedine Fall, à Saint-Louis.
Mise en garde contre les étudiants de Thiès
Le recteur de l’Université Iba Der Thiam de Thiès a publié une note de service pour alerter la communauté universitaire sur les risques liés aux perturbations enregistrées dans certains établissements scolaires du pays. Selon le document, des dysfonctionnements ont été constatés le mardi 16 février 2026 dans plusieurs collèges et lycées, dans un contexte marqué par un mot d’ordre de grève de 72 heures lancé par des amicales d’étudiants des universités publiques. Les autorités universitaires estiment que ces perturbations pourraient être liées à des actions de délogement d’élèves, susceptibles d’entraîner des conséquences jugées « multiples et imprévisibles ». Dans sa note, le recteur prévient que tout étudiant impliqué dans ces actions sera traduit devant le conseil de discipline et pourrait faire l’objet de sanctions conformément aux règlements en vigueur. L’administration universitaire appelle enfin les étudiants à faire preuve de responsabilité et de maturité afin d’éviter toute escalade et de préserver un climat apaisé dans le système éducatif.
Abdou Nguer placé sous mandat de dépôt
Abdou Nguer a été placé sous mandat de dépôt hier à l’issue de son face-à-face avec le procureur de la République. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la polémique autour de ses récentes déclarations publiques. Selon des sources judiciaires, son arrestation fait suite à ses commentaires sur le communiqué officiel du parquet concernant les circonstances du décès d’un étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le ministère public lui reproche d’avoir formulé des critiques jugées répréhensibles à la rencontre de la version officielle présentée par les autorités judiciaires, ce qui a conduit à l’ouverture d’une procédure et à son interpellation. Après son placement sous mandat de dépôt, il doit être présenté demain vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, où son dossier sera examiné.
Surpopulation carcérale
Le Premier Ministre a abordé en conseil des ministres d’hier la finalisation de la nouvelle Politique agricole, dont l’adoption est prévue au plus tard en mai 2026. Il a rappelé les grandes orientations du projet, incluant le financement, les subventions, la gestion foncière, la production, l’industrialisation, les infrastructures et le développement des partenariats stratégiques. Parallèlement, le chef du gouvernement s’est penché sur la question de la surpopulation carcérale. Il a partagé quelques éléments d’information sur la situation actuelle et a instruit le ministre de la Justice de lui fournir un rapport détaillé pour mieux évaluer les mesures à mettre en œuvre afin d’améliorer les conditions de détention.
Mise en place d’un comité de dialogue social
Par arrêté, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a instauré un comité de dialogue social destiné à renforcer la concertation au sein du secteur. Ce comité, composé de dix-huit membres, a pour mission de favoriser la communication et la coopération entre les différentes parties. Le comité est dirigé par Lamine Guèye, professeur titulaire de physiologie et ancien recteur des universités publiques. Actuellement Recteur de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, il sera chargé de coordonner le dialogue social et d’assurer la prévention ainsi que la gestion des conflits dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce comité vise à instaurer un cadre permanent de discussion pour anticiper et résoudre les différends, tout en consolidant un climat de travail serein dans les universités et instituts de recherche. Il s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de bonne gouvernance du secteur académique sénégalais.
Journée noire
Le lundi 9 février 2026, de graves affrontements ont éclaté à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, entraînant le décès d’Abdoulaye BA, étudiant en deuxième année de Chirurgie dentaire à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO). Selon le Procureur de la République, le décès surviendrait à la suite d’une chute du quatrième étage du pavillon où il résidait. Plusieurs autres étudiants ont été gravement blessés et d’importants dégâts matériels ont été signalés. En réaction, les organisations représentant les internes, anciens internes, médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation, ainsi que les étudiants en Médecine du Sénégal, exigent qu’une enquête indépendante, exhaustive et crédible soit dirigée pour établir les responsabilités. Elles appellent également à ce que justice soit rendue à l’encontre de toute personne impliquée, directement ou indirectement, dans les circonstances ayant conduit à ce drame. En signe de deuil et de solidarité, une journée noire de 24 heures est décrétée ce jeudi 19 février 2026 sur l’ensemble du territoire national. Durant cette période, seuls les services d’urgence seront assurés dans les structures hospitalières, et toutes les activités pédagogiques (cours, stages, TP, TD et évaluations) seront suspendues dans les facultés et UFR. Les organisations signataires appellent au calme et au dialogue responsable pour préserver la stabilité des universités et honorer la mémoire du jeune étudiant disparu.
Démantèlement d’une bande de malfaiteurs Grand Yoff
Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a annoncé, ce 17 février 2026, avoir démantelé une association de malfaiteurs spécialisés dans les vols en réunion avec violence et effraction, au terme de plusieurs jours d’enquête. Entre le 1er et le 9 février 2026, une première opération avait permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans une série d’agressions nocturnes. Les enquêtes menées à la suite de ces arrestations avaient mis en évidence l’existence de complices parvenus à échapper aux forces de l’ordre lors de l’intervention initiale. Poursuivant leurs enquêtes après le défèrement des premiers mis en cause, les éléments de la Brigade de recherches ont exploité de nouveaux renseignements. Le 17 février, ils ont finalement localisé et interpellé les autres membres présumés du groupe dans la zone comprise entre la Cité Millionnaire et le quartier Djiddah, à Dakar. Lors de leurs auditions de février, les suspects ont partiellement reconnu leur implication, admettant avoir accompagné leurs complices lors de deux faits distincts : l’agression violente d’un individu sur le Pont de l’Émergence dans la nuit du 9 2026 ; la tentative de cambriolage d’un salon de coiffure spécialisé dans la vente de perruques aux HLM Grand Yoff. Placés en garde à vue, les deux derniers suspects attendent leur présentation devant les autorités judiciaires compétentes, tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue exacte des faits reprochés.
Démantèlement d’un réseau de voleurs à Jaxaay
Le Commissariat d’arrondissement de Jaxaay, couvrant les zones de Parcelles Assainies et Niacourab, a procédé au démantèlement d’une bande criminelle spécialisée dans les vols avec violence. Les individus interpellés sont poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis de nuit avec usage d’armes blanches. Les faits remontent au vendredi 13 février 2026. La victime, qui circulait à moto de type Sport City, s’était rendue à l’Unité 17-A de Jaxaay. Arrivée à hauteur d’une agence de Crédit Mutuel, elle a été agressée par un groupe d’individus surgis de l’obscurité. Sous la menace d’armes blanches, les assaillants l’ont maîtrisée avant de s’emparer du véhicule et de prendre la fuite. Suite à la plainte déposée, la Brigade de Recherches a immédiatement ouvert une enquête. Les investigations ont permis l’arrestation d’un premier suspect domicilié à l’Unité 20 de Jaxaay. Lors de son audition, ce dernier est passé aux aveux et a indiqué que la bande était composée de sept membres. Dans la nuit du 16 au 17 février 2026, une opération de sécurisation ciblée a conduit à l’interpellation de trois autres suspects. À ce stade de la procédure, quatre individus ont été déférés devant le parquet. Les autres membres du groupe, déjà identifiés, font l’objet de recherches actives par les services de police afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
L’influenceur Niang Kharagne Lo est libre
L’influenceur Niang Kharagne Lo est libre. Sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire national émise par la Brigade de Recherches de Faidherbe, l’influenceur a été arrêté hier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, alors qu’il revenait d’un voyage à l’étranger. Conduit à la BR de Faidherbe, Alioune Niang a été finalement libéré à la suite du désistement de la victime, Aminata Diallo. Les pandores avaient ouvert une enquête sur une affaire de diffusion d’images intimes. Selon des sources de Seneweb, il a regagné son domicile.
Le Gendarme Kamara s’adonne au contrôle irrégulier de motos
En service au 8e escadron de la Légion de la gendarmerie d’intervention (Lgi) de Mbao, le pandore M. Kamara devra sérieusement s’expliquer devant sa hiérarchie. Il a eu le toupet de contrôler les motos dans la circulation sans l’aval de sa hiérarchie. En effet, après avoir immobilisé des motos qui ont été stationnées au camp des militaires de Thiaroye, il exigeait aux conducteurs le paiement des amendes de deux mille francs. Sur ce, un flic préposé à la circulation en service à la Police de Thiaroye, a réussi à maîtriser le gendarme pour le conduire à la Police. Face aux hommes du Commissaire Ousmane Faye, le gendarme a reconnu les faits qui lui sont reprochés avant de restituer l’argent deux 02 conducteurs de motos. M. Kamara soutient avoir agi ainsi pour subvenir aux frais médicaux de sa maman malade. Sans tarder alors, les flics de Thiaroye saisissent sa hiérarchie avant de le mettre à la disposition de la Brigade prévôtale de Gendarmerie. Le mis en cause risque gros..



