Les Piques de l’As de ce mardi 10 mars 2026

Aissatou Diop Fall convoquée par la Section de Recherches
La journaliste Aïssatou Diop Fall est convoquée aujourd’hui à 09h00 à la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale, située à la caserne Caserne Samba Diéry Diallo. Cette convocation est liée à un différend qui l’oppose à la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE). L’institution bancaire réclame à la journaliste la somme de 49 millions de francs CFA dans le cadre de ce litige. Face à la presse hier, Aïssatou Diop Fall est revenue sur cette affaire, dénonçant ce qu’elle considère comme une pression à son rencontre. Elle a notamment mis en cause le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle accuse de nourrir l’ambition de la faire taire. Elle avait contracté ce prêt lors de la période covid-19 en tant que chef d’une entreprise BTP. A l’en croire, elle avait la garantie du Fongip et elle avait versé à la Bnde, un apport de 30%. Au total, elle avait levé 100 millions.
Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt
Déféré hier au parquet du tribunal du tribunal de Dakar, Cheikh Oumar Diagne a été placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles. Après son interpellation, l’intérêt a été présenté au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar. À l’issue de son audition par le parquet, le magistrat a décidé de son placement en détention provisoire. Selon des sources judiciaires, il a été transféré en prison dans l’attente de la suite de la procédure. Son procès est prévu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, où il devra répondre des faits qui lui sont reprochés.
Alassane « Bou Sonko » envoyé en prison
Le militant de Pastef-Les Patriotes, Alassane Fall, connu sous le sobriquet d’Alassane « Bou Sonko », a été placé hier sous mandat de dépôt. Son procès est programmé pour demain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Son arrestation remonte à vendredi dernier. Il a été interpellé par les éléments de la Section de recherches de Colobane après la diffusion d’un live sur les réseaux sociaux au cours desquels il aurait tenu des propositions jugées préjudiciables. Les déclarations du militant visaient notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que certains députés de la majorité. Dans cette sortie, Alassane « Bou Sonko » accusait ces derniers de trahir leur leader politique, le Premier ministre Ousmane Sonko.
Appel du procès des supporters sénégalais incarcérés au Maroc
L’affaire des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc connaît un nouveau rebondissement. Alors que leur avocat, Me Patrick Kabou, pensait que la procédure en première instance était close, il a appris que le parquet et la partie civile marocaine ont interjeté appel. L’audience d’appel a été fixée au 16 mars 2026, selon des informations communiquées à l’ASC Lebougui de Rufisque. Ce développement intervient alors que le délai légal pour faire appel, de dix jours, était déjà écoulé depuis le 5 mars. Les supporters avaient été condamnés le 19 février 2026, et Me Kabou croyait jusqu’ici qu’aucun recours n’avait été formé. Le greffier du tribunal de première instance lui avait pourtant assuré qu’un certificat de non-appel lui serait remis rapidement, depuis le 6 mars. Face à ce retournement inattendu, la situation apparaît « confuse » aux yeux de la défense. Les proches des supporters s’interrogent sur les intentions réelles de la partie marocaine et craignent éventuellement un durcissement des peines. Dans un appel officiel, ils sollicitent l’intervention de Mohammed VI, afin de garantir la continuité des relations entre le Sénégal et le Maroc et de favoriser un règlement apaisé de cette affaire.
Fermeture des restaurants à l’UGB
La direction du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS) a annoncé hier la fermeture temporaire des restaurants universitaires du campus. Selon le communiqué rendu public, cette décision intervient après le lancement du mouvement des Journées sans billets (JST) par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), permettant aux étudiants d’accéder gratuitement aux repas sans y avoir droit. Le CROUS avertit que tout nouvel appel aux JST entraînera « automatiquement la immédiate des restaurants universitaires, sans fermeture préalable ni communiqué préalable ».
Deux jeunes orpailleurs trouvent la mort à Kédougou
Le week-end dernier, deux jeunes orpailleurs ont perdu la vie dans des circonstances distinctes dans la zone aurifère de Kédougou, à Saiensoutou et Bondala, deux villages du département de Saraya. Le premier drame a été signalé samedi après-midi à Saiensoutou, où le corps d’un homme de 33 ans a été retrouvé flottant dans un fossé. Selon une source sécuritaire, le corps, en état avancé de décomposition, a été découvert par un passant et inhumé sur place après vérification des autorités. Le lendemain, dimanche 8 mars, un deuxième drame s’est produit à Bondala. Un jeune homme de 25 ans, originaire de Saiensoutou, a été enseveli sous des débris après l’effondrement d’une formation rocheuse alors qu’il tentait de se protéger de la chaleur. Malgré les efforts de ses camarades, il n’a pas pu être sauvé et son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kédougou.
Conditions d’entrée au Sénégal
Le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a annoncé une mise à jour des conditions d’entrée sur le territoire sénégalais, notamment en ce qui concerne les certificats internationaux de vaccination. Dans un communiqué, le ministère précise que pour les ressortissants issus de pays ne faisant pas face à des situations d’épidémie ou d’endémie, la vaccination contre certaines maladies reste uniquement recommandée. Il s’agit notamment de la fièvre jaune, de la diphtérie-tétanos-poliomyélite (DPT), de la rougeole ainsi que des hépatites A et B, dans un souci de protection et de sécurité sanitaire. Le document souligne par ailleurs que la présentation d’un carnet de vaccination n’est plus obligatoire pour entrer sur le territoire sénégalais. Cette mesure vise à assouplir les conditions d’accès au Sénégal tout en encourageant les voyageurs à maintenir un niveau de protection sanitaire adéquat.
Le Sénégal dénonce les Fake-news sur l’Iran
Une information largement relayée sur les réseaux sociaux prête au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, des propositions menaçantes à la rencontre du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à la suite d’une prise de position supposée sur des frappes aériennes visant des bases américaines au Moyen-Orient. Dans ce message viral, il est notamment affirmé que l’Iran disposerait de missiles capables de viser des bases américaines au Sénégal, avec une menace explicite en cas d’alignement du pays sur les positions occidentales. Face à la circulation de ce contenu, les autorités sénégalaises dénoncent une désinformation. Elles précisent que ces propositions sont infondées et ne renvoient en rien la réalité. Le gouvernement invite ainsi l’opinion publique à faire preuve de vigilance et à se référer uniquement aux communications officielles du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ainsi qu’aux pages des institutions gouvernementales concernées pour toute information liée à l’action diplomatique du Sénégal.
Le CORED annonce «Les Échos», «Jotaay», Emedia et Senenews
Le Tribunal des paires du Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a servi des avertissements au directeur de publication du quotidien «Les Échos» et administrateur du site Jotaay.net, ainsi qu’aux administrateurs des sites d’information Emedia.sn et Senenews. Cette décision est rendue à la suite de la plainte déposée par Amadou Oury Bâ, ancien coordonnateur de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Mbacké. Il reprochait à ces médias la publication de plusieurs articles évoquant une crise à l’ISEP de Mbacké et dénonçant notamment une gestion basée sur « la menace et l’intimidation ». Le quotidien « Les Échos » avait notamment titré : « Gestion basée sur la menace et l’intimidation à l’ISEP de Mbacké : le personnel enseignant formateur observe une série de journées mortes et exige le départ du coordonnateur ». De son côté, Jotaay.net avait publié plusieurs articles sur le conflit opposant le personnel enseignant formateur (PEF) au coordonnateur de l’établissement. Emedia.sn avait également évoqué une crise interne marquée par des accusations de menaces, d’absences et de gestion contestée. Quant à Senenews, le site avait publié un article intitulé : «Limogeage : Amady Oury Bâ finalement remercié, le ministre Daouda Ngom sans pitié». Estimant que ces publications portaient atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa réputation, l’ancien coordonnateur avait saisi le CORED. Il reprochait surtout aux médias concernés de ne pas l’avoir contacté avant publication afin de recueillir sa version des faits, ce qui constituerait, selon lui, une violation du droit de réponse et des règles de récupération des sources.
Défense des médias incriminés
Dans leurs réponses envoyées au CORED, les responsables des médias ont rejeté ces accusations. Le directeur de publication de «Les Échos» et administrateur de Jotaay.net, Cheikh Oumar Ndao, a soutenu que ses rédactions se sont contentées de relayer des communiqués du personnel enseignant formateur de l’ISEP, sans les altérer ni y ajouter d’éléments. Pour l’administrateur d’Emedia.sn, Mamadou Ndiaye, la rédaction s’est appuyée sur des sources concordantes avant de publier la déclaration du PEF, considérée comme crédible. Il a également indiqué que le droit de réponse peut être exercé après publication. De son côté, l’administrateur de Senenews, Massamba Kane, a expliqué que l’article publié reposait sur une décision administrative du ministère de l’Enseignement supérieur et sur des faits jugés vérifiés. Il a également souligné que le terme « limogeage » relève du vocabulaire journalistique courant. Après examen du dossier, le Tribunal des paires a toutefois estimé que les médias concernés ont violé certaines dispositions du Code de la presse, relatives à la recherche de la vérité, à l’honnêteté dans la collecte et au traitement de l’information, ainsi qu’au respect des principes d’équité envers les personnes citées. Le CORED a, par ailleurs, rappelé qu’en vertu du Code de la presse, toute personne mise en cause dans un organe de presse dispose d’un droit de réponse. À ce titre, le Tribunal des paires reconnaît à Amadou Oury Bâ la possibilité d’exercer ce droit s’il le souhaite.
La DIC saisit 10,5 kg de chanvre indien à Sacré-Cœur
La Division des Enquêtes Criminelles (DIC) a procédé à la saisie de 10,5 kg de chanvre indien lors d’une opération menée le samedi 7 mars 2026 à Sacré-Cœur, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon des sources sécuritaires, un individu a été interpellé au rond-point JVC alors qu’il s’apprêtait à livrer une importante quantité de drogue. La perquisition effectuée à son domicile a permis aux enquêteurs de découvrir et de saisir au total 10,5 kg de chanvre indien, consolidant ainsi les indices recueillis contre le suspect. Placée en garde à vue, la personne interpellée a tenté de se défendre en évoquant l’implication d’un tiers actuellement introuvable. Elle est poursuivie pour détention et trafic de drogue. Riel volé.
Ouzin Keïta et sa bande vers l’instruction
Conduits, ce lundi, devant le procureur de la République du tribunal de Dakar par la Division des enquêtes criminelles (Dic), Ouzin Keïta et sa bande ont fait l’objet d’un retour de parquet. Selon les informations de Seneweb, leur dossier va faire l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire. Le groupe a été interpellé le week-end dernier dans un appartement situé à Ouest-Foire, à la suite d’une opération menée par les enquêteurs de la Dic qui suivaient une piste liée au trafic de drogue. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, proxénétisme, escroquerie, chantage et extorsion de fonds, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et consommation de drogue.



