Les Piques de l’As de ce mercredi 1 er avril 2026

Le chanteur religieux Ass Dione écroué, ses partenaires recherchés
Soupçonné d’être en couple avec Pape Cheikh Diallo et d’autres hommes non encore interpellés, Ass Dione a été présenté au juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Le chanteur religieux a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, actes contre nature et autres chefs d’inculpation. Il va ainsi passer sa première nuit en prison. Selon des sources de Seneweb, les gendarmes recherchent activement ses partenaires présumés.
Modou Fall acquitté après trois années de détention
En rendant son verdict hier, la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Diourbel a suivi le réquisitoire du procureur qui avait requis l’acquittement pour Modou Fall poursuivi pour violation. Ce dernier recouvre la liberté après plus de trois ans passés en détention préventive. Poursuivi pour la viol d’une mineure de moins de 15 ans à Touba, le taximan Modou Fall a finalement retrouvé la liberté hier mardi 31 mars 2026 après trois longues et dures années passées en détention préventive à la maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Au premier jour du procès, le procureur avait requis l’acquittement face à l’absence de preuves à charge. Le 12 mai 2023, la vie de ce jeune homme allait basculer en un véritable enfer. Ce fameux jour, Modou Fall prend dans son taxi Aida Guèye pour une balade jusqu’à Darou Rahmane. Là-bas les deux ont eu un rapport sexuel. Mais le lendemain, alors qu’il prenait le thé devant le domicile familial, Modou Fall est joint au téléphone par un lieutenant de police qui lui apprend qu’il devait déférer à une convocation suite à une plainte contre lui pour viol sur mineure. Pourtant il sort avec Aida depuis le divorce de celle-ci.
Adama Adus Fall devant la barre aujourd’hui
Moins d’une semaine après sa libération, Adama Adus Fall a retrouvé le chemin de la prison de Rebeuss. Déféré le lundi 30 mars 2026 par la Sûreté Urbaine du commissariat central de Guédiawaye, le chroniqueur de web TV a été placé sous mandat de dépôt le même jour par le procureur Saliou Dicko pour diffusion de fausses nouvelles et indignation. Selon des sources de Seneweb, le responsable de l’APR sera jugé ce mercredi 1er avril 2026 en flagrant délit devant le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Son arrestation est liée à des propositions tenues lors d’une émission diffusée sur les chaînes de télévision en ligne Source A et Public SNTV. Dans une séquence devenue virale, il affirmait que les policiers qui l’avaient soumis à un contrôle routier, lequel lui avait valu une première conduite au parquet pour défaut de permis de conduire, auraient tenté de lui proposer un arrangement financier en échange de sa libération. Entendu par les enquêteurs, Adama Adus Fall a d’emblée présenté ses excuses, attribuant ses déclarations à un écart de langage.
Ibrahima Lissa Faye entendu puis libéré
Le directeur de publication de PressAfrik, Ibrahima Lissa Faye, a été auditionné hier dans le cadre de l’enquête en cours sur le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP). Entendu en qualité de témoin, il a quitté les locaux des enquêteurs aux environs de 19 heures, sans faire l’objet de poursuites à ce stade. Son nom avait été évoqué par Mame Mactar Guèye, dans un contexte de tensions et de soupçons autour de la gestion de l’aide publique à la presse. En sa qualité de coordonnateur de l’association de la presse en ligne (CAP), il figure parmi les acteurs du secteur appelés à s’expliquer devant les autorités dans cette affaire. Au cours de la même journée, Habibou Dia, directrice de la communication, a également été auditionnée par les enquêteurs. Comme Ibrahima Lissa Faye, il a été entendu dans le cadre de cette procédure visant à faire la lumière sur les conditions d’attribution et de gestion du FADP. Cette série d’auditions s’inscrit dans une dynamique d’enquête plus large destinée à déterminer les éventuelles éventuelles conséquences dans ce dossier qui suscite une vive attention au sein du paysage médiatique sénégalais.
Le CDEPS vole au secours de Ibrahima Lissa Faye
La convocation du journaliste et patron de presse Ibrahima Lissa Faye par la Sûreté urbaine continue de faire des vagues dans le paysage médiatique sénégalais. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de tentative d’« intimidation policière » visant un acteur majeur de la presse privée. Au cœur de cette affaire, les déclarations publiques du journaliste sur la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, notamment la répartition du budget 2025 évaluée à 1,9 milliard de francs CFA. Dans son communiqué rendu public hier, le CDEPS met en cause la distribution des ressources du fonds. Selon l’organisation, 42,2% du budget, soit plus de 800 millions de francs CFA, auraient été attribués aux médias publics et aux structures de gouvernance, contre seulement 36,1% pour la presse privée. Une situation jugée paradoxale, alors que le FADP est censé être prioritairement destiné à soutenir les entreprises de presse indépendantes. Le Conseil évoque également une «anomalie comptable majeure». Une somme de 39,6 millions de francs CFA aurait été prélevée sur les budgets de certaines entités pour être transférée à la Maison de la Presse, sans fondement contractuel ni base réglementaire claire. Le CDEPS soulève ainsi de sérieuses interrogations sur la transparence et la légalité de certaines opérations. Au-delà de cette affaire, l’organisation alerte sur une situation économique préoccupante pour les médias privés. Entre le blocage jugé « illégal » du fonds pendant une année et la baisse des recettes publicitaires, le secteur ferait face à une fragilisation croissante. Pour le CDEPS, la convocation d’un journaliste dans ce contexte envoie un signal inquiétant. « Fragiliser économiquement les médias tout en convoquant les journalistes menacent directement l’équilibre de l’espace démocratique », prévient l’organisation. Face à ces « dérives », le Conseil exige : la publication intégrale et détaillée des bénéficiaires du FADP ; la réalisation d’un audit indépendant ; une réforme en profondeur du mécanisme de répartition. Réaffirmant son «soutien total et sans réserve» à Ibrahima Lissa Faye, le CDEPS rappelle que l’analyse de la gestion des fonds publics relève pleinement de la mission du journaliste et constitue un pilier essentiel de la démocratie.
Diomaye reçoit le DG de l’ICESCO
Le président de la République a reçu, hier, le Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), Dr Salim M. Al Malik, invité d’honneur de la Journée nationale des Daara. Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté commune des deux parties de bâtir un partenariat stratégique solide, destiné à accompagner les dynamiques éducatives, scientifiques et culturelles du Sénégal. Un accent particulier a été mis sur la valorisation et la modernisation des Daara, piliers du système éducatif traditionnel. À travers ce renforcement de la coopération, le Sénégal et l’ICESCO ambitionnent de promouvoir un modèle éducatif à la fois enraciné dans les valeurs culturelles et religieuses nationales, ouvert sur le savoir universel et résolument tourné vers les défis de l’avenir.
Démantèlement d’un réseau de voleurs de motos
Le Commissariat d’arrondissement de Dieuppeul a porté un coup d’État au grand banditisme en procédant au défèrement au parquet d’une association de malfaiteurs spécialisée dans le vol de deux-roues, active dans plusieurs quartiers de Dakar. L’affaire a été engagée à la suite de la plainte d’un citoyen victime du vol de son scooter de marque Beverly. Grâce à une combinaison d’investigations techniques et de renseignements opérationnels, les enquêteurs sont rapidement parvenus à identifier une bande structurée opérationnelle dans la zone. Les premiers éléments de l’enquête ont permis l’arrestation du chef de gang, un multirécidiviste bien connu des services de police. Lors de son audition, il est passé aux aveux, facilitant ainsi la localisation et l’interpellation de ses complices. Ces derniers ont été arrêtés au terme d’une opération coordonnée entre les quartiers de Khar Yalla et des Castors. Le profil du cerveau de la bande illustre la dangerosité du réseau. Entre 2023 et 2026, il a été déféré à cinq reprises pour divers faits criminels, notamment des agressions violentes de type « simol », des vols en réunion, ainsi que des actes de banditisme ciblant des téléphones portables et des points de services financiers. Il est également soupçonné d’avoir dérobé la somme de 1 000 000 F CFA dans un multiservice. Par ailleurs, l’individu faisait l’objet d’un avis de recherche actif émis par le Commissariat de Grand Yoff pour des faits de grand banditisme. Son arrestation marque ainsi un tournant dans la lutte contre l’insécurité dans cette zone. Avec ce coup de filet, la police de Dieuppeul a rencontré fin aux agissements d’un groupe criminel dont les activités avaient fortement impacté la quiétude des populations locales. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications du réseau.



