Société, Culture

Les Piques de l’As de ce mercredi 11 mars 2026

Incendie à Rebeuss
Une vive inquiétude a gagné les riverains et les passants hier nuit vers 1heure du matin aux abords de la prison de Rebeuss. D’épaisses flammes accompagnées d’une fumée ocre ont été aperçues s’élevant au-dessus de l’enceinte du célèbre établissement pénitentiaire situé au cœur de Dakar. La scène, visible à plusieurs centaines de mètres, a rapidement suscité des interrogations et des rumeurs dans le quartier. Selon les premiers renseignements recueillis tard dans la soirée par L’As, il s’agirait d’un incendie d’une rare violence qui se serait déclarée à l’intérieur de la prison. À ce stade, les circonstances exactes de ce sinistre restent encore floues. Il n’a pas été possible non plus d’obtenir des informations précises sur l’origine du feu, ni sur l’ampleur des dégâts matériels éventuels. Les autorités pénitentiaires et les services de secours seront intervenus pour maîtriser les flammes et sécuriser les lieux. Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite concernant d’éventuelles victimes ou perturbations au sein de l’établissement carcéral. L’As n’a pas été en mesure de recueillir davantage de détails au moment de mettre sous presse. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Recours des députés Takku Wallu contre le CNRM
Des députés de l’opposition ont saisi le Conseil constitutionnel du Sénégal pour contester la loi portant création et organisation du Conseil National de Régulation des Médias (CNRM). Les parlementaires du groupe Takku Wallu Sénégal, appuyés par des députés non-inscrits, ont déposé un recours en inconstitutionnalité contre ce texte récemment adopté par l’Assemblée nationale du Sénégal. La requête a été introduite dans l’après-midi par Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, agissant au nom et pour le compte d’Aissata Tall Sall et de vingt-deux autres députés. Le dossier a été déposé au greffe du Conseil constitutionnel. Par cette démarche, les signataires demandent à la haute juridiction d’examiner la conformité de la loi instituant le CNRM avec la Constitution. Le Conseil constitutionnel du Sénégal devra ainsi statuer sur la validité de ce texte qui vise à encadrer la régulation des médias au Sénégal.

Le projet de loi sur l’homosexualité en conférence aujourd’hui
Les députés de l’Assemblée nationale du Sénégal sont convoqués en séance plénière aujourd’hui à 11 heures pour examiner un projet de loi visant à durcir la répression des actes contre-nature. Dans un communiqué, la direction de la communication de l’institution parlementaire indique que les parlementaires se pencheront sur le projet de loi modifiant l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal du Sénégal, déjà modifié à plusieurs reprises. Le texte sera défendu devant les députés par le ministre de la Justice, qui devra présenter les motivations du gouvernement et les changements envisagés dans le dispositif répressif. Ce débat intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires en cours impliquant des personnes poursuivies pour des actes contrenature, transmission volontaire du VIH/sida ou encore blanchiment de capitaux. Ces affaires relancent le débat public sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal et sur l’éventuel renforcement de la législation en vigueur.

Le journaliste Daouda Waly Ndiaye placé en garde
Le journaliste de sentiment Dakar, Daouda Waly Ndiaye, a été placé en garde à vue, hier, à la Section de recherches de la gendarmerie. Cette mesure intervient à la suite de propositions de délinquants jugés et de la diffusion d’une caricature visant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Selon les informations disponibles, il est reproché au journaliste d’avoir publié sur les réseaux sociaux une image parodique du chef de l’État accompagnée de commentaires jugés désobligeants. Les autorités estiment que ces contenus constituent une atteinte à la dignité et à l’institution présidentielle. L’affaire a conduit à l’ouverture d’une enquête par les services compétents afin de déterminer les circonstances de la publication et les éventuelles conséquences. La Section de recherches a ainsi procédé à l’audition du journaliste avant de décider de son placement en garde à vue.

Azoura Fall placé en garde à vue
Assane Guèye, plus connu sous le nom d’Azoura Fall et militant du parti PASTEF – Les Patriotes, a été placé en garde à vue à la suite d’un incident survenu dans la nuit du mardi 10 mars 2026 à la Médina, à Dakar. Selon les informations rapportées, les faits se sont produits vers 04h40 sur l’avenue Malick Sy, à proximité de la mosquée Mosquée Suna Malick. Assane Guèye circulait à bord d’un véhicule de marque Golf lorsqu’il aurait tenté de franchir une barrière de sécurité installée devant le lieu de culte. Des vigiles lui auraient refusé l’accès en raison de la présence de fidèles qui priaient sur la chaussée. Au cours de la manœuvre, le véhicule aurait heurté un chauffeur de taxi de nationalité guinéenne. D’après les premiers secours, la victime se plaignait de douleurs à la jambe gauche mais ne présentait que des égratignures légères. Après leur audition, le propriétaire de la voiture et Azoura Fall ont été placés en garde à vue.

Aissatou Diop Fall sort libre de son audition
La journaliste Aïssatou Diop Fall a été entendue puis libérée hier par la Section de recherches de la gendarmerie nationale, à Dakar, dans le cadre d’une enquête faisant suite à une plainte déposée par la Banque nationale pour le développement économique. Convoquée par les enquêteurs, la journaliste s’est présentée dans les locaux de la Section de recherches pour répondre aux questions liées à cette affaire. Le différend porterait sur un prêt bancaire d’un montant de 49 millions de francs CFA contracté auprès de la BNDE. À l’issue de son audition, Aïssatou Diop Fall a été autorisée à quitter les lieux et à regagner son domicile. Selon les informations disponibles, aucune mesure de garde à vue n’a été retenue contre elle à ce stade de la procédure.

Un orpailleur meurt dans un éboulement à Bembou
Un jeune orpailleur de nationalité guinéenne, âgé de 16 ans, a perdu la vie lundi vers 23 heures à la suite d’un éboulement survenu dans un périmètre d’exploitation minière situé au village de Kharakhéna, dans la commune de Bembou, dans la région de Kédougou. Selon une source sécuritaire, l’accident a coûté la vie à ce ressortissant guinéen, décrit comme un adolescent travaillant dans un site d’orpaillage. « La victime est un garçon jeune âgé de 16 ans », a précisé la même source. Ce nouveau drame porte à saisir le nombre de décès enregistré dans l’espace de trois mois sur ce site d’exploitation minière, selon les mêmes informations. Après les constats d’usage effectués par les éléments de la gendarmerie, le corps de la victime a été acheminé à l’hôpital régional de Kédougou.

Introduction de drogue à la prison de Bambey
Le tribunal des flagrants délits de Diourbel a prononcé la relaxe de quatre personnes poursuivies dans une affaire d’introduction présumée de drogue à la prison de Bambey. L’aide-cuisinière de l’établissement, deux détenus et une visiteuse ont été blanchis au bénéfice du doute, faute de preuves suffisantes établissant leur culpabilité. Les prévenus étaient poursuivis pour tentative d’offre et de cession de drogue et complicité après la découverte d’extase dans l’enceinte de la prison. Les faits remontent au 12 février dernier, lorsqu’une garde pénitentiaire, lors d’une fouille de routine, a découvert dans le eau de l’aide-cuisinière Marie Thérèse Thiaw un talisman, objet pourtant interdit dans les lieux de détention. Conduite dans le bureau du régisseur pour vérification, la fouille de l’objet a permis de découvrir qu’il contient une quantité importante de comprimés d’ecstasy soigneusement dissimulés. L’aide-cuisinière a expliqué avoir reçu le talisman d’une visiteuse, Awa Diouf, qui lui aurait demandé de le remettre au détenu Serigne Saliou Kane pour le compte d’un autre détenu, Amadou Dabo alias François Xavier. Au terme de l’enquête et du procès, le tribunal n’a pas pu établir clairement les responsabilités dans cette chaîne de transmission. Les quatre mis en cause ont donc été détendus au bénéfice du doute, tandis que le juge a ordonné la destruction de la drogue saisie.

Audience au Palais
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience hier à une délégation du Conseil de l’Ordre des architectes du Sénégal, conduite par son président Massamba Lamsar Diop. Au cours de cette rencontre, les discussions ont été portées sur la mission de l’Ordre qui vise à redonner toute sa place à la profession d’architecte dans la conception et l’aménagement du cadre de vie au Sénégal. Les représentants de l’organisation ont également évoqué les enjeux liés au développement du secteur de la construction. Parmi les préoccupations soulevées figure la faible présence des architectes au sein de l’administration publique, alors que la profession compte actuellement 282 membres inscrits à l’Ordre. Le Conseil de l’Ordre des architectes du Sénégal a enfin réaffirmé sa volonté de collaborer avec l’ensemble des acteurs impliqués dans l’aménagement du territoire afin d’améliorer la qualité de l’architecture et du cadre de vie, avec l’appui de l’État.

La gendarmerie déjoue un cambriolage à Cap Skirring
Les unités de la Légion de gendarmerie de Ziguinchor ont mis en échec une tentative de cambriolage visant les installations de l’entreprise SODECA, « La Casamançaise », spécialisée dans la fabrication de boissons, dans la nuit du 1er au 2 mars 2026 à Cap Skirring. Selon les informations communiquées, l’opération a été déclenchée après un appel d’urgence signalant un cambriolage en cours. Les gendarmes implantés à Cap Skirring ont immédiatement déployé un dispositif de contrôle et d’interception autour du site de l’usine afin de neutraliser les auteurs présumés. La rapidité de l’intervention a permis de surprendre les malfaiteurs et d’éviter tout dommage matériel ou atteinte à l’outil de production. Le bouclage de la zone où ils s’étaient retranchés, suivi de son investissement par les forces de l’ordre, à propos de l’interpellation de cinq individus qui se trouvent à bord d’un véhicule de marque Peugeot 308. Les fouilles ont permis de saisir plusieurs objets, dont un fusil de chasse avec quatre munitions de calibre 12 mm, une machette, dix téléphones portables, les vêtements lors du braquage, ainsi que saisir des billets de 50 euros et la somme de 100 000 francs CFA. Les suspects ont été placés à la disposition des autorités judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.

Du chanvre indien saisis à Médina Yoro Foulah
La Brigade de proximité de Médina Yoro Foulah a réalisé une importante saisie de drogue le lundi 9 mars 2026 dans le village de Bayongou, situé dans la commune de Ndorno. Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic de stupéfiantes menées dans la zone. Selon les informations recueillies, les gendarmes étaient en patrouille de sécurisation aux environs de 13 heures lorsqu’ils ont repéré une moto suspecte. À la vue des forces de l’ordre, les occupants de l’engin ont pris la fuite, abandonnant la moto sur place. La fouille effectuée par les éléments de la brigade a permis de découvrir un colis contenant quatre kilogrammes de chanvre indien soigneusement dissimulés sur la moto. La drogue ainsi que la moto ont été saisies par les gendarmes. Une enquête a été ouverte afin d’identifier et d’interpeller les individus en fuite. Les investigations se prolongent.

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