Société, Culture

Les Piques de l’As de ce vendredi 20 février 2026

Pape Birame Bigué Ndiaye devant le juge
Une nouvelle étape judiciaire s’ouvre pour Pape Birame Bigué Ndiaye. Le journaliste de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, placé en garde à vue à la Brigade de recherches de Keur Massar, doit être présenté aujourd’hui au juge d’instruction du premier cabinet du Tribunal de Pikine-Guédiawaye. Au cœur de la procédure, une enquête portant sur des faits présumés d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH. Les enquêtes ont été engagées après l’exploitation d’échanges de messages à caractère affectif avec Ibrahima Magib Seck, avec qui il affirme avoir entretenu des relations dans le cadre du milieu sportif, en tant que journaliste spécialisé. Face aux enquêteurs, le journaliste a contesté les accusations portées contre lui, soutenant n’avoir commis aucun acte répréhensible malgré les éléments versés au dossier. Par ailleurs, selon des sources proches de la procédure, un test de dépistage du VIH effectué dans le cadre de l’enquête s’est révélé négatif.

Incendie dévastateur à Touba Thiarène
Un violent incendie s’est déclaré mercredi dans le village de Lour Escale, situé dans le département de Koungheul, causant d’importants dégâts matériels et plongeant les habitants dans la désolation. Selon les premières informations, le feu a ravagé 15 maisons et détruit 115 cas, notamment en cendres des vies, des lits, des vêtements ainsi que de nombreux biens essentiels au quotidien des familles touchées. Malgré l’ampleur du sinistre, aucune perte en vie humaine ni animale n’a été enregistrée, un soulagement pour les populations locales qui ont assisté, impuissantes, à la progression rapide des flammes. Des témoins indiquent que l’incendie s’est déclaré dans un contexte de vents violents, des conditions météorologiques qui ont fortement favorisé la propagation du feu d’une concession à l’autre, rendant toute tentative de maîtrise particulièrement difficile. Face à l’étendue des dégâts, les habitants de Touba Thiarène ont lancé un appel au secours à l’endroit des autorités, des services de secours et des bonnes volontés, afin d’obtenir une assistance d’urgence, notamment en vivres, abris et produits de première nécessité. Les populations espèrent désormais une mobilisation rapide pour soutenir les familles sinistrées et prévenir de nouveaux drames dans cette zone rurale vulnérable aux incendies.

Des faux billets valorisés à 100 millions saisis
Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de lutte contre la criminalité, la Section de Recherches de Kaolack a procédé, mercredi 18 février 2026, à l’arrestation de quatre individus, dont deux de nationalité étrangère. Les personnes interpellées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, ainsi que pour contrefaçon de signes monétaires ayant cours légal sur un territoire étranger. Elles sont également soupçonnées de blanchiment de capitaux portant sur une contre-valeur estimée à cent millions de francs CFA. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects évoluaient dans un réseau structuré impliqué dans la circulation de fausse monnaie. Les autorités indiquent que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue des activités du réseau.

651 personnes arrêtées et 4,3 milliards de dollars saisis
Une vaste opération internationale de lutte contre la cybercriminalité, coordonnée par Interpol et menée avec les services de police de saisie pays africains, dont le Sénégal, a conduit à l’arrestation de 651 suspects et à la récupération de plus de 4,3 millions de dollars. Baptisée « Carte rouge 2.0 », l’opération s’est déroulée du 8 décembre 2025 au 30 janvier 2026 et visait principalement les réseaux impliqués dans les escroqueries en ligne, notamment les faux investissements à haut rendement, les fraudes liées aux transferts d’argent mobile et les applications de prêts frauduleuses. Selon l’organisation, les enquêtes ont révélé des arnaques ayant causé plus de 45 millions de dollars de pertes et permis d’identifier 1 247 victimes, majoritairement en Afrique mais aussi dans d’autres régions du monde. Au total, 2 341 appareils ont été saisis, tandis que 1 442 adresses IP, domaines et serveurs malveillants ont été neutralisés. Interpol souligne avoir soutenu l’opération grâce au partage de renseignements, à la coordination en temps réel et à des formations en criminalistique numérique destinées aux enquêteurs.

Journée noire à l’UGB
La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) a observé, jeudi, une « journée noire » marquée par une marche pacifique dépendant de la Tour de l’Œuf à l’esplanade de l’Université Gaston Berger, en hommage aux étudiants décédés lors d’événements survenus en février 2024. Selon le porte-parole du jour de la CESL, Amadou Ba, cette mobilisation visite à honorer la mémoire d’Alpha Yoro Tounkara et Prosper Clédor Senghor, présentés comme des « martyrs » du mouvement étudiant. Il a rappelé que ces derniers ont perdu la vie alors qu’ils participaient à des revendications au sein du campus. La coordination a déclaré ce qu’elle qualifie d’« impunité » concernant les auteurs présumés impliqués dans des décès d’étudiants au Sénégal, estimant que l’absence de sanctions pourrait conduire à de nouveaux drames. « Les universités ne sont ni des cimetières ni des champs de bataille », a insisté le porte-parole, appelant les autorités à mieux prendre en charge les préoccupations estudiantines. Les responsables ont également évoqué le dossier de Mouhamadou Fallou Sène, dont le procès est annoncé pour le 26 juin 2026 par le parquet. Les étudiants affirment suivre de près l’évolution de cette affaire et demandent que toute la lumière soit faite sur l’ensemble des cas. Enfin, la CESL a invité les autorités académiques à renforcer les mécanismes de prévention des crises universitaires, rappelant que l’université doit demeurer « un temple du savoir ». Elle réaffirme sa détermination à poursuivre son combat jusqu’à ce que justice soit rendue pour tous les étudiants décédés dans des circonstances similaires.

Le préfet organisateur du naufrage de Djinack arrêté
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a annoncé hier dans une note l’arrestation de l’homme présenté comme le principal instigateur du voyage clandestin à l’origine du naufrage survenu au large de Djinack Bara, le 1er janvier 2026. Selon les éléments de l’enquête, le drame trouve son origine dans une traversée entamée dans la nuit du 31 décembre 2025. Une pirogue partie de Djinack Kajata avec plus de 250 migrants à destination de l’Espagne avaient chaviré dans les eaux sénégalaises, provoquant la mort d’une vingtaine de personnes et la disparition de plus d’une centaine d’autres. Les investigations ont permis d’identifier un réseau structuré. Le suspect interpellé aurait coordonné le recrutement des candidats à l’émigration sur le territoire sénégalais avant leur acheminement vers Karang, point de transit vers la zone de départ. Il aurait agi avec deux complices étrangers chargés de la logistique, notamment l’acquisition de l’embarcation, des moteurs et des provisions, en contrepartie d’une commission perçue sur chaque passager. Placée en garde à vue, la personne mise en cause devrait être présentée au parquet dans les prochains jours. Les enquêteurs poursuivent leurs opérations afin de localiser et interpeller les autres membres présumés du réseau.

Un caïd arrêté avec un pistolet
Le caïd Abdoulaye Thiaré arrêté avec un pistolet et des munitions sans autorisation ; 212 kg de drogue saisis. Le trafiquant de drogue Abdoulaye Thiaré, qui avait convoyé de la marchandise depuis la Casamance, est tombé dans les filets de la gendarmerie. Après la saisie d’une cargaison estimée à 210 kg de chanvre indien, Thiaré a été alpagué chez lui, à Joal, par des éléments de la brigade de recherche de Saly puis déféré au parquet. En effet, il y a quelques jours (15 février), une pirogue a débarqué à Joal (Ngasobil) avec de la drogue. Avant l’intervention des éléments de la brigade de recherches, la marchandise était déjà chargée sur des charrettes. Les éléments de la gendarmerie, en collaboration avec la brigade de Fimela, ont quadrillé la forêt pour mettre la main sur la marchandise, d’une quantité de 210 kg de « yamba ». Une enquête a ainsi été ouverte pour retrouver le convoyeur. Vers 3 heures du matin, le sieur Thiaré a été appréhendé à son domicile. La perquisition a permis de découvrir 2 kg de chanvre indien ainsi qu’un pistolet et des munitions.

Viol et pédophilie à Tivaouane Peul
La Brigade de proximité de Tivaouane Peul a procédé, lundi 16 février 2026, à l’interpellation d’un individu soupçonné de viol, pédophilie, détournement de mineure, menaces de mort et vol de téléphones portables, selon des sources sécuritaires. D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait introduit par escalade dans le domicile de la première victime avant de la menacer avec un couteau pour l’empêcher d’alerter le voisinage. Alertées par les crises, des personnes du quartier ont signalé les faits aux forces de sécurité, permettant une intervention rapide des gendarmes et l’arrestation du mis en cause. Une fouille corporelle a conduit à la saisie de l’arme blanche présumée utilisée lors des faits. Par la suite, une seconde victime s’est présentée aux enquêteurs pour déposer plainte, affirmant avoir subi des actes similaires le même jour et avoir formellement reconnu le suspect. Placée en garde à vue, la personne interpellée fait l’objet d’enquêtes en cours afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Vol de bétail à Nioro
Les opérations de sécurisation menées par la Gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte contre le vol de bétail ont conduit à une nouvelle interpellation dans le centre du pays. Selon des sources sécuritaires février, les éléments de la brigade territoriale ont arrêté, mardi 17 2026, un individu suspecté de vol de bœufs dans la brousse de la commune de Darou Salam. L’homme, présenté comme berger, convoyait six têtes de bétail au moment de son interception. Interrogé par les gendarmes sur l’origine des animaux, il aurait d’abord tenté d’éluder les questions avant de reconnaître les avoir dérobés dans la localité de Keur Baka. Il a expliqué avoir emprunté des itinéraires isolés pour éviter les villages, avec l’intention de vendre les bœufs au marché hebdomadaire de Nioro. Placée en garde à vue, la personne interpellée fait désormais l’objet d’une enquête en cours. Le bétail récupéré a été remis à la commission locale chargée de la lutte contre le vol de bétail, en attendant la suite de la procédure. Cette opération s’inscrit dans le renforcement des actions de prévention et de répression engagées par les forces de sécurité face à la recrudescence du vol de bétail dans plusieurs zones rurales du pays.

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