l’instance internationale dont Paris exige la convocation immédiate face à l’escalade

L’escalade militaire entre l’axe Washington-Tel-Aviv et Téhéran provoque une onde de choc diplomatique mondiale. Après les frappes conjointes américaines-israéliennes sur le territoire iranien et la riposte immédiate de la République islamique contre les intérêts américains dans le Golfe, les chancelleries s’activent pour éviter un embrasement total du Moyen-Orient.
Samedi matin, le président Donald Trump a annoncé l’engagement des États-Unis dans une opération de combat majeur visant à éliminer les menaces du régime iranien. Il a affirmé sa volonté de détruire l’industrie balistique et la marine du pays, tout en incitant la population iranienne à renverser son gouvernement. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié ces attaques, planifiées depuis des mois selon un responsable de la défense israélienne, par la nécessité d’écarter une menace existentielle.
En réponse, le ministère iranien des Affaires étrangères a décrété une violation de la charte des Nations Unies. La riposte militaire s’est matérialisée par des tirs de missiles sur plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Un haut responsable iranien a déclaré à Al Jazeera que tous les intérêts américains et israéliens au Moyen-Orient constituent désormais une cible légitime, affirmant qu’il n’y a plus de lignes rouges. Cette riposte de Téhéran qui cible les bases américaines a immédiatement suscité de vives réactions au sein des pays hôtes.
Le Qatar a fermement condamné les tirs sur son territoire, qui abrite la base aérienne d’Al Udeid, qualifiant l’acte de violation flagrante de sa souveraineté et d’atteinte directe à sa sécurité. Les Émirats arabes unis, qui ont intercepté plusieurs projectiles, et Bahreïn, dont le quartier général de la 5e flotte américaine a été visé, ont également dénoncé ces attaques. L’Arabie saoudite a pour sa part mis en garde contre des conséquences désastreuses.
Face à cette crise, le président français Emmanuel Macron a exigé la convocation urgente du Conseil de sécurité de l’ONU, soulignant les conséquences graves pour la paix internationale et appelant l’Iran à cesser ses actions de déstabilisation. L’Union européenne, par la voix d’Ursula von der Leyen et d’Antonio Costa, ainsi que la Croix-Rouge internationale, ont appelé à la retenue maximale pour protéger les civils.
À Moscou, Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, a accusé les États-Unis d’avoir utilisé les négociations nucléaires avec l’Iran comme couverture avant de lancer leurs opérations militaires. Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth, a estimé que l’attaque initiale d’Israël ne répondait pas aux critères d’une frappe préventive et violait le droit international. Enfin, le sultanat d’Oman a exprimé sa consternation. Le médiateur omanais impliqué dans les négociations avec Washington a publiquement exhorté les États-Unis à ne pas se laisser aspirer davantage dans ce conflit.



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