Société, Culture

Macky Sall, est-il hutu ou tutsi ?

On n’a décidément pas le temps de s’ennuyer à Dakar : « notre » Macky Sall est donc vraisemblablement l’un des quatre candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies ; il est sponsorisé par Evariste Ndayishimiye, du Burundi, actuel président de l’Union africaine.

L’histoire ne nous dit pas si c’est comme hutu ou tutsi. Macky Sall, dit-on, aurait écrit à Bassirou Diomaye Faye depuis longtemps pour obtenir le soutien du Sénégal dans cette campagne. Jusque-là, rien. Pas même un soupir du Palais… En un mot comme en cent, le Président se presse lentement : comment expliquer aux Sénégalais, à ses électeurs plus particulièrement, son soutien à Macky Sall, pour ce poste prestigieux ? Un criminel doublé d’un faussaire, pour ne pas parler de prédateur économique, qu’il dénonce depuis 2021. Problème, tout de même : comment un panafricaniste déclaré pourrait décemment torpiller la candidature au sommet du monde d’un Africain soutenu par une quarantaine de pays du continent ?

C’est vrai, Yassine Fall, avec sa légendaire délicatesse et sa proverbiale science du système des Nations unies, nous a avertis : Macky Sall n’a pas l’étoffe d’un candidat à ce poste, et elle se dit alors curieuse de voir ce que la légende urbaine va donner. Sur ce point, au moins, elle s’entend avec Mimi Touré, l’égérie de la Coalition «Diomaye Président». Elles devraient s’offrir une soirée pyjama entre filles pour fêter ça…

Quelle figure elle affiche actuellement après l’annonce de la candidature officielle de Macky Sall ? Si elle ne fait pas une tête d’enterrement, elle doit avoir celle d’avoir avalé une grosse coulée…

Selon certains initiés, cette candidature serait -excusez du peu !- de la poudre aux yeux, une manœuvre tordue pour faire taire les accusations du régime «Diomaye môy Sonko». Ce poste serait déjà réservé à l’Amérique latine, qui présente deux candidats et un candidat. Ceci explique cela ?

Honneur aux dames : Michelle Bachelet, ancienne Présidente du Chili qui a déjà un pied dans la boutique Onu pour avoir été à la tête du Haut-commissariat aux droits de l’Homme ; Rebecca Grynspan, Costaricienne, Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, Cnuced ; et, enfin, l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Aiea, celle-là même qui fait figure de gendarme du monde nucléaire, en ébullition au Moyen-Orient.

La candidature africaine via Macky Sall serait-elle la rupture d’un pacte tacite ? De toutes manières, ce sont les membres du Conseil de sécurité qui ont le dernier mot.

Vivre et laisser vivre…

Retour dans nos frontières : après les coordinateurs départementaux de Pastef, le chef d’orchestre de la Coalition «Diomaye Président» invite la semaine passée les députés de son camp officiel au Palais. Dans le peuple des gens ordinaires, il y en a qui tueraient pour côtoyer un président de la République, ne serait-ce qu’une fois dans leur vie, rien que pour le selfie. Ben, le peuple de Pastef n’est pas composé d’individus pétris dans cette pâte-là : certains d’entre eux considéreront l’invitation pratiquement comme un outrage à leur honorabilité, une insulte à leur loyauté, un crime contre leur probité.

Et ils tiennent à le faire savoir urbi et orbi, mais surtout à leur gourou qui tient sans doute à reconnaître les siens en ces temps d’incertitudes. Ils ont ô combien raison : le Président Diomaye Faye leur apprend que sa coalition à de beaux jours devant elle, que sa candidature en 2029 n’est pas leur problème, et que celle de Ousmane Sonko ne le concerne pas.

C’est ce que l’on pourrait appeler un ton cassant.

Raison de plus pour les Pros de se concerter avec ses ouailles dans la même semaine. On en apprend tous les jours avec le régime «Diomaye môy Sonko»… Là, ça découvre avec stupeur que nous sommes en pleine cohabitation, qualifiée de «douce» par l’impétrant. Résumons : deux membres d’un même parti se retrouvent au pouvoir, l’un président de la République et l’autre Premier ministre, et nous sommes quand même en cohabitation…

Autre scoop, le Premier ministre n’a rien et ne veut rien : ni salaire, ni avantage, encore moins de privilèges. On en oublie presque le «Mortal Kombat», le «GatsaGatsa», les campagnes électorales et leurs promesses surréalistes pour en arriver là.

Bien sûr, quand il voyage avec l’avion de commandement, ou en jet privé, c’est un cas de force majeure. Si ça ne tenait qu’à lui, il resterait dans le ghetto, tellement miséreux qu’il ne peut pas présenter sa déclaration de patrimoine : il ferait la levée de toute la planète…

At-on idée d’être aussi pauvre ?

Pire, ou mieux, c’est selon, il a manifestement envie de se faire virer comme un malpropre au regard de ses innombrables foucades à la rencontre du président de la République. Rien à faire, et c’est logique : on ne peut raisonnablement pas virer «le meilleur Premier ministre de tous les temps», selon son débonnaire patron.

Que deviendrait le Sénégal, pardon, le globe terrestre, sans l’une des cent personnes les plus influentes au monde ? Franchement, respect…

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