Macky Sall rétablit « la vérité » face aux accusations d’Ousmane Sonko

L’Alliance pour la République (APR) de Macky Sall s’est organisée hier un point de presse pour répondre aux accusations formulées par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant la gestion des ressources naturelles sous le régime précédent. Selon les partisans de Macky Sall, les déclarations de Sonko bilan seraient truffées de « contrevérités » et relèveraient d’une volonté délibérée de ternir l’image de l’ancien président et de son.
Pour l’APR, Ousmane Sonko aurait volontairement déformé les faits concernant les contrats pétroliers, gaziers et miniers. Les responsables du parti estiment que cette démarche s’inscrit dans une campagne de calomnie visant à discréditer le régime sortant. « Soutenir le contraire n’est que pur mensonge et affabulation. Ousmane Sonko a volontairement travesti les faits, restant ainsi conforme à son obsession maladive de ternir l’image du régime sortant », ont-ils affirmé.
L’APR précise que l’enjeu réel pour le Sénégal n’est pas la multiplication d’annonces spectaculaires, mais la capacité à attirer un major pétrolier capable d’investir au moins 5 milliards de dollars afin d’alimenter à la fois la demande nationale et l’exportation de gaz liquéfié (GNL).
Yakkar Teranga : pas de renégociation, juste un retrait des partenaires
L’affaire du projet Yakkar Teranga a également été évoquée. Selon l’APR, les partenaires comme BP et Kosmos ont quitté le projet non pas à cause d’une renégociation ou d’un conflit avec l’État, mais simplement par choix stratégique. « BP a préféré remettre ses pièces à l’association Petrosen/Kosmos, et Kosmos n’a pas réussi à trouver de partenaires pour continuer. Le bloc est donc redevenu libre, et il n’y a aujourd’hui aucune renégociation », a indiqué le parti.
Les apéristes en ont profité pour rappeler que cette situation ne reflète en aucun cas une mauvaise gestion de l’État, mais relève de décisions purement commerciales des compagnies pétrolières et gazières.
Sur le secteur de la cimenterie, l’APR souligne que les avantages fiscaux accordés aux nouvelles entreprises n’étaient pas des faveurs, mais l’application stricte du code minier et du code des investissements du Sénégal. « En 2022, un nouveau code minier a été adopté, et ces mesures visaient à sécuriser les secteurs stratégiques », précisent-ils. L’APR insiste sur le fait que la souveraineté énergétique ne se construit pas par la véritable multiplication des annonces politiques, mais par des décisions structurantes et juridiquesment sécurisées. Concernant le projet gazier GTA, l’APR rappelle qu’il s’agit d’un projet commun avec la Mauritanie. Les deux États ont agi dans le cadre d’un contrat d’unitisation, régi par la loi pétrolière, et aucune décision unilatérale n’est possible. « Le Sénégal seul ne peut pas dénoncer ce contrat. La crédibilité d’un pays se construit sur la constance de ses engagements et la stabilité de ses règles », explique l’APR.
En conclusion, l’APR considère que le rôle des responsables politiques est de créer les conditions d’un développement maîtrisé, économiquement viable et juridiquement sécurisé. À leurs yeux, la critique de Sonko ne tient pas compte des réalités techniques et stratégiques de la gestion des ressources naturelles, et risque de semer la confusion plutôt que de contribuer à une analyse constructive.


