Maxence Lacroix va poser un énorme problème à Didier Deschamps

Dans la vie, il y a des occasions de saisir au bon moment. Appelé de dernière minute par l’Équipe de France pour pallier le forfait de William Saliba, Maxence Lacroix avait une occasion unique de se frayer un chemin pour la Coupe du monde. Sûrement pas prédestiné à une telle évolution malgré plusieurs convocations chez les équipes de jeunes, son ascension l’a menée des pelouses de Sochaux aux joutes de la Bundesliga avec Wolfsburg, avant de s’imposer cette saison comme le véritable patron de la défense de Crystal Palace. En Premier League, le Français a franchi un palier physique et tactique qui lui a enfin ouvert les portes du château de Clairefontaine, confirmant que le défenseur de 25 ans a désormais la carrure internationale. Ce rassemblement printanier s’est avéré parfait pour Lacroix, tombant à pic à seulement trois mois du coup d’envoi du Mondial 2026. sérénité remarquable pour stabiliser l’arrière-garde sur la dernière demi-heure. Fort de cette entrée réussie, il a enchaîné avec une excellente titularisation contre la Colombie ce dimanche. Aligné d’entrée, il a dominé les débats aériens et affiché une relance propre, prouvant qu’il pouvait s’adapter instantanément aux exigences du très haut niveau et nécessaires pour jouer chez les Bleus.
La concurrence devrait le priver de la Coupe du monde
La presse n’a pas tari d’éloges sur ses prestations et les réseaux sociaux ont également été dithyrambiques sur ses deux premiers matchs réussis avec les Bleus. De son côté, le natif de Villeneuve-Saint-Georges n’a pas caché sa satisfaction, posant potentiellement sa candidature pour le voyage au Mondial après la rencontre : « une soirée pas parfaite, car j’aurais aimé terminer sans prendre de mais ce soir (dimanche) mais je suis très content de cette semaine avec deux victoires. Profitons maintenant des derniers instants. Ça fait très longtemps que je veux venir ici, donc j’ai essayé de prendre du plaisir. C’est plus facile avec des joueurs comme ceux-là autour, mais je me suis mis dans le bain. Porter le blason de l’équipe de France, c’est magnifique. Une très grande fierté. Programme, oui, parce que c’était un objectif. J’ai fait pas mal d’interviews pour dire que je postulais à une place. J’ai eu cette opportunité et je l’ai prise.»
Cependant, malgré ce baptême du feu réussi, le ticket pour la Coupe du Monde semble encore difficile à décrocher. Comme le souligne le quotidien L’Équipe, le défenseur de Crystal Palace part de trop loin face à une concurrence sectorielle difficile à bousculer. Avec des cadres installés comme Ibrahima Konaté, Dayot Upamecano, William Saliba et un Lucas Hernandez encore très performant ce dimanche, les places sont chères. À moins d’une blessure d’ici juin ou d’un choix tactique de Didier Deschamps visant à intégrer cinq défenseurs centraux dans sa liste finale, la présence de Lacroix au Mondial semble compromise, même s’il a prouvé qu’il bien était plus qu’une simple roue de secours. Néanmoins, le roc de 25 ans peut se targuer d’avoir montré qu’il méritait d’autres sélections dans un avenir proche. A moins que la Coupe du monde ne s’ouvre à lui au dernier moment ? Affaire à suivre…


