1.Le calculateur
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2.Dans quel ordre partage-t-on ?
Avant tout partage, on prélève dans cet ordre : les frais d'enterrement, les dettes, puis le legs (wasiyya) qui ne peut dépasser le tiers du reste et ne se fait pas en faveur d'un héritier, sauf accord des autres. Ce qui reste est partagé entre les héritiers (4:11-12).
Le Coran fixe des parts précises pour certains héritiers (les « parts fixes ») ; le reste revient aux héritiers par le sang (asaba) : fils, puis père, puis frères.
3.Les parts principales
- Époux : la moitié sans enfant, le quart avec enfant. Épouse(s) : le quart sans enfant, le huitième avec enfant, à partager entre elles (4:12).
- Fils et filles : le fils reçoit le double de la part d'une fille (4:11). Une fille seule reçoit la moitié, deux filles ou plus les deux tiers.
- Père et mère : chacun un sixième si le défunt a des enfants. Sans enfant, la mère a un tiers (un sixième s'il y a deux frères et sœurs ou plus), et le père prend le reste.
- Frères et sœurs : ils héritent quand il n'y a ni fils ni père. Une sœur germaine seule reçoit la moitié ; les frères et sœurs utérins ont un sixième s'ils sont seuls, un tiers s'ils sont plusieurs (4:12 et 4:176).
4.Awl et radd : quand les parts ne tombent pas juste
Quand la somme des parts fixes dépasse le tout, on réduit proportionnellement la part de chacun : c'est l'awl, adopté par les compagnons sous Omar. Quand il reste une part et qu'aucun héritier par le sang n'existe, elle est redistribuée aux héritiers à part fixe, sauf au conjoint : c'est le radd, selon l'avis majoritaire.
Dans le cas particulier où le défunt laisse un conjoint, un père et une mère sans enfant, la mère reçoit un tiers du reste après la part du conjoint (cas dit « des deux Omar »).
Limites de l'outil. Les petits-enfants, les grands-parents, les frères et sœurs consanguins, les oncles et les cas de plusieurs défunts ne sont pas traités. Les écoles diffèrent sur quelques cas rares. Pour un partage réel, faites établir l'acte par un notaire ou le tribunal, qui applique le droit de la famille de votre pays.
Les références coraniques
- Sourate An-Nisa' (4:11) · verset 11Les parts des enfants et des parents, la wasiyya et les dettes.
- Sourate An-Nisa' (4:12) · verset 12Les parts des époux et des frères et sœurs utérins.
- Sourate An-Nisa' (4:176) · verset 176Les parts des frères et sœurs germains.
Ces liens ouvrent le texte du Coran sur quran.com.
Questions fréquentes
Pourquoi le fils reçoit-il le double de la fille ?
Le Coran l'établit (4:11). Les savants rappellent que l'homme porte seul l'obligation de subvenir aux besoins de sa famille, alors que la part de la femme lui appartient entièrement.
Peut-on tout donner à un seul enfant par testament ?
Le legs ne peut dépasser un tiers et ne peut avantager un héritier au détriment des autres, sauf accord de ceux-ci après le décès.
Que faire des dettes du défunt ?
Elles sont payées avant tout partage. Les héritiers n'héritent que de ce qui reste.
Le résultat est-il valable devant un tribunal ?
Non, c'est une aide au calcul. Le partage officiel passe par un notaire ou un juge, selon la loi de votre pays.