PROGEP II au cœur de la stratégie de résilience urbaine

La capitale sénégalaise a accueilli ce mardi la deuxième réunion du Comité de pilotage (COPIL) de la phase 2 du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique, plus connu sous l’acronyme PROGEP II. Cette séance, présidée par le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a permis de dresser un bilan exhaustif de l’avancement de ce programme stratégique dont le coût global est estimé à 170 milliards de FCFA. Dans son discours d’ouverture, Dr Cheikh Tidiane Dièye a souligné que l’ambition du projet va au-delà de la simple infrastructure technique pour toucher à l’équité territoriale. Il a précisé que l’objectif est de « renforcer la résilience face au changement climatique en réduisant les risques d’inondations dans les zones très exposées, notamment l’agglomération de Dakar et certaines villes secondaires comme Mbour ou Diourbel ». Pour le ministre, le PROGEP II s’inscrit parfaitement dans les priorités nationales, car il représente une contribution majeure pour garantir « un accès sécurisé, inclusif et durable à des services d’assainissement de qualité ». S’exprimant au nom des plus hautes autorités de l’Etat, le ministre a tenu à rassurer la population sur la pérennité des investissements. Il a affirmé que « le Gouvernement, fidèle à sa mission de service aux populations, ne ménagera aucun effort pour non seulement pérenniser les infrastructures déjà construites et celles qui verront le jour, mais aussi et surtout mobiliser les ressources nécessaires à leur densification ». Cette volonté politique repose sur un partenariat solide avec les institutions internationales, notamment la Banque mondiale qui contribue à hauteur de 155 milliards de FCFA, ainsi que le Fonds nordique de développement et la Banque africaine de développement. Sous l’exécution technique de l’Agence de Développement Communal (ADM), dirigée par le Dr Mamouth Diop, le projet donne déjà des résultats tangibles sur le terrain. Le rapport d’étape mentionne notamment la construction de 46 000 mètres linéaires de canaux de drainage dans les secteurs particulièrement vulnérables de Pikine, Keur Massar et Guédiawaye. Ces efforts sont complétés par l’aménagement de 30 kilomètres de routes avec pavés autobloquants, conçus pour améliorer simultanément la mobilité urbaine et le drainage des eaux. Par ailleurs, le projet innove avec la mise en place actuelle d’un système d’alerte précoce destiné à anticiper les phénomènes climatiques extrêmes. Cette dynamique de modernisation a également été saluée par la Banque mondiale, qui considère désormais le PROGEP II comme une expérience innovante à promouvoir à l’échelle régionale. Clôturant les travaux, Dr Cheikh Tidiane Dièye a réitéré l’engagement de ses services à lever les dernières contraintes pour mener à bien les travaux restants, afin de construire un Sénégal plus sûr et plus résilient face aux défis de demain.
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