Société, Culture

Recettes Fiscales, Hausse et consolidation des réformes

La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a mobilisé 2 915 milliards de francs CFA de recettes fiscales et domaniales. Ce montant représente une progression de 307 milliards (+12%) par rapport aux 2 608 milliards collectés en 2024, et permet à la DGID de contribuer à hauteur de 65% des recettes totales de l’État.

S’exprimant lors d’un point de presse, les de l’administration fiscale ont attribué ce résultat à une combinaison de facteurs qui tiennent à une orientation politique affirmée des autorités, à une meilleure compréhension et à l’adhésion accumulée des citoyens à l’impôt, mais aussi à la mise en œuvre de réformes responsables ambitieuses.

« Il faut surtout rappeler que des objectifs encore plus importants nous attendent en 2026 », a souligné un cadre de la DGID. Parmi les principaux moyens identifiés figurent une communication soutenue sur le rôle de l’impôt dans le financement du développement national, une adhésion accumulée des contribuables grâce à la promotion du civisme fiscal, des réformes engagées pour élargir l’assiette fiscale et optimiser la collecte. La transformation numérique occupe une place importante dans cette réussite. La DGID poursuit activement la digitalisation de ses services pour simplifier les démarches et améliorer l’accès des contribuables. L’introduction de solutions de paiement électronique, via le mobile money, a marqué une avancée significative.

Ces outils permettent désormais aux usagers de s’acquitter de leurs impôts, taxes, droits et redevances à distance, sans nécessité de déplacement. Ils assurent également, une sécurisation accumulée des circuits de paiement, une meilleure traçabilité et facilitent la tenue de la comptabilité tant pour les contribuables que pour l’administration. « Ces innovations rendent nos services plus accessibles et contribuent à une meilleure intégration du secteur informel », ont indiqué les responsables.

La qualité du service et la mobilisation du personnel ont également été mises en exercice. L’institution a veillé à renforcer la compétence et la disponibilité de ses agents, tant dans la gestion fiscale que dans les services domaniaux, pour une prise plus efficace des usagers.

Sur le plan international, le Sénégal, signataire de plusieurs conventions dont celles de l’UEMOA (non-double imposition) et de la CEDEAO, entend valoriser ces cadres pour renforcer la coopération fiscale. L’objectif est d’intensifier les échanges entre administrations et d’améliorer la mobilisation des ressources intérieures à l’échelle régionale.

En dépit de ces résultats encourageants, les autorités fiscales restent attentives : « Des objectifs encore plus importants nous attendent en 2026 », ont-elles rappelé et entendent poursuivre les réformes, approfondir la digitalisation et consolider la culture du civisme fiscal.

Le seuil des 2 915 milliards de francs CFA apparaît non seulement une performance remarquable, mais surtout un point d’appui pour une mobilisation accumulée des ressources intérieures au service du développement économique et social du Sénégal.

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