Société, Culture

Romuald Wadagni, candidat du parti au pouvoir, présente son projet de société

Le Palais des Congrès de Cotonou et ses abords affichaient complets ce samedi. Le bleu et le blanc, couleurs du candidat, avaient envahi les lieux, portraits de Romuald Wadagni et de sa colistière Mariam Talata à l’appui. Sur scène, Romuald Wadagni se présente debout, sans notes ni prompteur, dans un exercice solitaire et maîtrisé, quelque part entre une conférence et une réunion politique.

Il ouvre sur le bilan économique de la décennie Talon : malgré les crises, le Bénin a maintenu un taux de croissance supérieur à 7 %. Un socle solide, selon lui, pour redistribuer désormais les fruits de cette richesse.

Son premier défi affiché : la lutte contre l’extrême pauvreté. Sa proposition phare pour y répondre : il va diviser le territoire en six pôles de développement, axés sur l’agriculture, l’industrie, l’innovation et le tourisme, avec un suivi régulier à chaque conseil des ministres.

Prise en charge des patients dès leur arrivée à l’hôpital
Lorsqu’il aborde la jeunesse, les jeunes militants applaudissent. Mais c’est une autre annonce qui emballe toute la salle : plus question de laisser mourir un patient faute de soins immédiats. Romuald Wadagni veut que chaque malade soit pris en charge à son arrivée, sans attendre les formalités et le paiement des frais de prise en charge. « On soigne d’abord, on discute après. Chaque seconde compte. »

Sur la gouvernance, il affirme son engagement à respecter les institutions et à garantir les libertés individuelles : « Nous sommes dans une phase de stabilisation. Ce que nous avons mal fait, ensemble dans le dialogue, nous allons le rectifier. »

Il évoque ensuite la sécurité en annonçant l’acquisition d’équipements militaires de dernière génération pour les forces armées béninoises. Ces défis, dit-il, sont communs aux pays de la sous région, l’occasion d’insister sur la coopération avec les voisins. On le sait, les relations entre le Bénin et le Niger restent tendues et la frontière commune reste toujours fermée.

« Nous devons nous parler. Nous n’avons pas le choix. Nous saisions l’occasion pour aller encore vers nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a faits voisins, et on ne pourra rien y changer ».

Ses supporters qui ont suivi sont enthousiastes et déjà prêts. L’un d’eux témoigne : « Ce que nous attendons, c’est d’aller en campagne, de faire élire le président et de le voir rapidement son projet ».

Romuald Wadagni termine sa présentation en ces termes : « Je ferai le job avec intégrité, courage et constance. Je suis persuadé qu’en me faisant confiance, nous irons plus loin ensemble ». Aller plus loin ensemble, c’est précisément son slogan de campagne et le titre de son projet de société.

Le 12 avril prochain, jour du examen, Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Talata n’affronteront qu’un seul duo adverse : celui des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), formation d’opposition modérée. Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, sera quant à lui absent de la compétition, son candidat ayant été écarté par la Commission électorale nationale autonome (Cena).

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