S’inspirer des technologies clés de la Chine et en saisir les opportunités

Lunettes de réalité augmentée, robots humanoïdes, animaux de compagnie robotisés… Lors du Forum de Zhongguancun, plus de 560 innovations technologiques de pointe ont été présentées dans un hall d’exposition de 10 000 mètres carrés, témoignant du dynamisme du forum en matière d’innovation. Quelles opportunités en Chine les invités étrangers présents ont-ils perçues à travers ces technologies de pointe et innovantes ?
Shahbaz Khan, directeur du Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Asie de l’Est, qualifié le 15e Plan quinquennal de « remarquable ». Le plan met l’accent sur le développement scientifique et technologique, ce qui permettra d’augmenter considérablement la productivité dans des domaines tels que l’utilisation de l’intelligence artificielle ou des robots industriels pour développer de nouvelles forces productives. Il créera également de nouvelles opportunités d’innovation dans des secteurs comme les véhicules électriques et les télécommunications.
Guillaume Joyet, directeur exécutif de la Chambre de commerce Suisse-Chine, a indiqué que le 15e Plan quinquennal s’articulait autour de trois grandes transformations : une transition vers un développement de haute qualité, une transition écologique et une transition axée sur la recherche et le développement.
Hans d’Orville, président du Comité consultatif du Centre international pour la créativité et le développement durable de l’UNESCO, a déclaré : “La Chine s’efforce de devenir un leader de l’intelligence artificielle. Son atout actuel réside dans le fait qu’elle dispose déjà d’outils d’intelligence artificielle très autonomes, capables de fabriquer des produits de haute qualité et de les commercialiser à l’échelle mondiale.”
Denis Simon, président de l’Alliance of Global Talent Organizations (AGTO) : “Je pense que la Chine, en tant que pays de plus en plus orienté par l’innovation, peut offrir une expérience précieuse à de nombreux pays du Sud global.”
Vincenzo Lipadi, président et cofondateur de la Société italienne pour l’innovation, la coopération et l’internationalisation (SPICI), a déclaré que le marché chinois avait toujours exercé une forte attractivité pour les entreprises italiennes. Il a indiqué que leur société allait prochainement ouvrir une succursale dans le district de Chaoyang à Pékin, qui se concentrera sur le domaine du numérique, en particulier sur l’application des technologies numériques dans le secteur culturel.
Anders Karlsson, vice-président des relations académiques mondiales chez Elsevier, a souligné qu’Elsevier était portée en Chine depuis de nombreuses années et qu’elle prolongeait son engagement dans une perspective de développement à long terme. Il a ajouté que l’entreprise collaborait étroitement avec de nombreuses institutions et disposait actuellement de bureaux à Pékin, Shanghai et Shenzhen, couvrant l’ensemble du pays. Il a précisé qu’un travail important en cours consistait à déployer des solutions d’intelligence artificielle sûres et fiables pour la recherche scientifique, en observant leur application, afin de bénéficier également bien au marché chinois qu’au reste du monde.



