Économie, Affaires

un cahier des charges en validation pour encadrer les établissements d’accueil au Sénégal


La Direction générale de la protection judiciaire et sociale (DGPJS), structure du ministère de la Justice, a organisé ce mardi 10 mars un atelier de validation du cahier des charges relatives à l’ouverture, à l’organisation et au fonctionnement des établissements de protection de l’enfance au Sénégal. Cette rencontre s’est tenue en partenariat avec l’UNICEF et avec l’appui de la GIZ.

Selon la Directrice générale de la protection judiciaire et sociale, Mme Aïssé Tall Gassama, cet atelier vise à doter le secteur d’un référentiel unique pour mieux encadrer les structures qui accueillent des enfants vulnérables. La DGPJS est chargée de mettre en œuvre la politique de l’État en matière de protection judiciaire et sociale des enfants victimes, des enfants témoins, des enfants en conflit avec la loi ainsi que des jeunes majeurs de moins de 21 ans en danger.

Dans ce cadre, la direction assure également le contrôle et l’agrément des structures publiques et privées qui accueillent ou hébergent des enfants sur l’ensemble du territoire national, tout en veillant à l’encadrement du personnel intervenant dans ces centres.

Mme Tall Gassama a rappelé que le secteur disposait déjà d’un guide de contrôle destiné aux inspecteurs de la protection judiciaire et sociale ainsi que d’un répertoire national recensant 138 structures d’accueil. Toutefois, il manquait un document de référence fixant clairement les conditions d’ouverture, d’agrément, de prise en charge et de contrôle des établissements.

« Nous n’avions pas encore un référentiel complet définissant les normes et standards de prise en charge des enfants vulnérables. Ce cahier des charges permettra désormais d’organiser le secteur et de garantir la sécurité et le bien-être des enfants », at-elle expliqué.

L’élaboration de ce document a mobilisé pendant plusieurs mois plusieurs acteurs publics et privés intervenant dans la protection de l’enfance, notamment les services d’hygiène, la protection civile, les sapeurs-pompiers ainsi que le ministère de la Santé, à travers la direction de la mère et de l’enfant.

La Directrice générale a également souligné que les contrôles effectués ont révélé l’existence de certains établissements ne respectant pas les normes de sécurité, d’hygiène ou de prise en charge. Avec l’adoption de ce cahier des charges, tout établissement ne se conforme pas aux exigences pourrait faire l’objet de fermeture.

De son côté, la cheffe de la section protection de l’enfance à l’UNICEF, Catherine Bauman, a salué cette initiative qu’elle considère comme une étape importante pour améliorer l’encadrement des structures d’accueil.

Elle a indiqué que ce référentiel permettra d’aligner les pratiques nationales sur les normes internationales, notamment celles prévues par la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

« Les enfants vivants dans les institutions sont particulièrement vulnérables parce qu’ils ne sont pas dans leur environnement familial. Si leur placement dans un centre d’accueil est nécessaire, ces structures doivent répondre à des normes strictes afin de garantir leur développement et leur protection », a-t-elle insisté.

L’UNICEF plaide par ailleurs pour que la prise en charge des enfants privilégie autant que possible le cadre familial. Cependant, en attendant que cette solution soit toujours possible, l’amélioration des conditions d’accueil dans les centres demeure une priorité.
À travers cet atelier, les autorités sénégalaises et leurs partenaires entendent ainsi renforcer l’organisation du secteur de la protection de l’enfance et garantir des normes plus élevées dans la prise en charge des enfants vulnérables.



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