Société, Culture

Une frappe israélienne sur une école iranienne fait 51 morts, selon un nouveau bilan

Une frappe attribuée à Israël contre une école en Iran a fait 51 morts, selon un nouveau communiqué de bilan par un média d’État iranien à la mi-journée. Un précédent décompte faisait état de 40 morts. Plus tôt dans la matinée, la même source avait évoqué 24 victimes, tandis qu’un responsable local cité par l’AFP mentionnait cinq élèves tués dans le sud du pays.

Cette attaque intervient dans le cadre d’une opération militaire d’envergure menée par Israël en coordination avec les États-Unis contre la République islamique d’Iran. L’armée israélienne a annoncé avoir frappé « des centaines de cibles militaires iraniennes, y compris des lanceurs de missiles dans l’ouest de l’Iran », tout en précisant que ses systèmes de défense interceptaient des menaces tirées en direction du territoire israélien.

Une opération coordonnée entre Washington et Tel-Aviv

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahoua indiqué que Washington et Tel-Aviv avaient lancé une « opération » contre ce qu’il a qualifié de « menace existentielle » iranienne. L’armée israélienne a précisé que l’attaque avait été menée après des mois de planification avec les États-Unis.

Le président américain Donald Trump a confirmé l’intervention américaine dans un message vidéo, affirmant que l’objectif était d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il a déclaré que les États-Unis entendaient détruire les capacités balistiques iraniennes et neutraliser les groupes alliés à Téhéran dans la région.

Selon la radio-télévision publique israélienne KAN, le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Massoud Pézeshkian figuraient parmi les cibles visées. L’agence officielle iranienne Irna a toutefois indiqué que le président était « sain et sauf », tandis que Reuters rapportait que le guide suprême avait été transféré vers une zone sécurisée avant les frappes.

Riposte iranienne et extension régionale

En réaction, l’Iran a lancé des missiles vers plusieurs pays de la région. L’armée israélienne a signalé des impacts de projectiles « en plusieurs endroits » à travers le pays. Des explosions ont également été entendues en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis, notamment à Riyad, Doha et Abou Dhabi, selon l’AFP.

Au Qatar, le ministère de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles visant le territoire. À Bahreïn, les autorités ont indiqué qu’un centre de service du quartier général de la Cinquième flotte américaine avait été touché par une « attaque de missile », conduisant à l’évacuation d’habitants dans le quartier de Juffair.

En Jordanie, les forces armées ont déclaré avoir abattu deux missiles balistiques visant le royaume. Les autorités ont fait état de débris tombés dans plusieurs provinces d’Amman, sans victimes mais avec des dégâts matériels.

Au Koweït, un missile iranien a causé des « dégâts importants » sur la piste d’une base aérienne accueillant des militaires italiens, selon le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, cité par l’agence Ansa. Aucun blessé n’a été signalé parmi le personnel italien.

En Irak, des frappes aériennes ont touché la base de Jurf al-Sakher, également connue sous le nom de Jurf al-Nasr, dans le sud du pays, faisant deux morts parmi les combattants présents, selon des sources locales.

Condamnations et appels à la retenue

Sur le plan diplomatique, les réactions se multiplient. Le chef des droits de l’homme des Nations unies, Volker Türka déclaré « déplorer les frappes militaires menées ce matin en Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique, ainsi que les frappes de représailles ultérieures de l’Iran », appelant toutes les parties à la retenue et au retour aux négociations.

Le président français Emmanuel Macron a souligné que « le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale », jugeant l’escalade « dangereuse pour tous » et appelant à l’arrêt des hostilités.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyena qualifié la situation d’« inquiétante » et souligné l’importance de garantir la sûreté nucléaire et de prévenir toute aggravation des tensions.

Le Royaume-Uni a appelé à éviter une « dégénérescence en conflit régional plus large ». La Norvège, le Pakistan et l’Indonésie ont également exprimé leurs préoccupations, cette dernière proposant sa médiation.

De son côté, le mouvement palestinien Hamas a été condamné « avec la plus grande fermeté l’agression américaine-sioniste » contre l’Iran, dénonçant une attaque contre la sécurité et la souveraineté de la région.

Perturbations et mesures de sécurité

Plusieurs compagnies aériennes ont annoncé des suspensions de vols vers des destinations du Moyen-Orient. Le groupe Lufthansa a supprimé ses liaisons vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 7 mars, ainsi que vers Dubaï et Abou Dhabi jusqu’à dimanche. Air France a également annulé des vols vers Tel-Aviv et Beyrouth.

Les autorités françaises ont indiqué que les ressortissants Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France à Téhéran, étaient « en sécurité ». La priorité de la France demeure la protection de ses citoyens et de ses forces dans la région.

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