Société, Culture

une frappe israélienne touche un quartier de Beyrouth jusqu’ici épargné pour atteindre une cible précise

L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient avec une nouvelle offensive nocturne au cœur de la capitale libanaise. Tôt ce dimanche, l’armée israélienne a mené un raid aérien contre un établissement hôtelier de Beyrouth, provoquant des victimes et semant la panique parmi les populations civiles déjà déracinées par le conflit.

Selon le ministère libanais de la Santé, le bombardement a visé une chambre d’hôtel située à Raouché, un quartier touristique en bord de mer qui avait été épargné par les frappes depuis le début des hostilités et durant le cessez-le-feu de novembre 2024. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’au moins quatre morts et de dix blessés.

L’objectif de cette opération a été clarifié par l’armée israélienne. Dans un communiqué, elle affirme avoir ciblé les commandants clés de la Force Al-Qods, l’unité d’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran. L’État hébreu accuse ces responsables d’avoir planifié des attaques contre ses civils tout en agissant simultanément pour le compte de l’Iran.

L’établissement touché, à l’image de nombreux autres bâtiments de cette zone côtière, abritait des personnes déplacées ayant fui les violences dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth. À la suite de l’explosion, plusieurs résidents ont précipitamment évacué les lieux par crainte de nouvelles frappes.

Comme le rapporte la chaîne Al Jazeera, cette attaque s’inscrit dans une vaste campagne de bombardements israéliens à travers le Liban. Il s’agit de la deuxième frappe contre un hôtel dans la région de Beyrouth cette semaine, après celle ayant visé le quartier à majorité chrétienne de Hazmieh mercredi. En parallèle, l’armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes sur la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah, tandis que l’Agence nationale d’information libanaise a recensé au moins douze morts lors de trois frappes distinctes survenues dans le sud du pays pendant la nuit. De nouveaux ordres d’évacuation forcée ont également été émis pour quatre villages méridionaux.

Sur le terrain, les affrontements terrestres et les tirs croisés se poursuivent. Le Hezbollah a revendiqué tôt dimanche des tirs de roquettes en direction des forces israéliennes et fait état de combats intenses près de la localité frontale d’Aitaroun, déclenchant les sirènes d’alerte dans le nord d’Israël, sans qu’aucune victime ne soit signalée dans l’immédiat.

Le Liban a été entraîné dans ce conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en réponse à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes fin, un cycle de violences ayant déjà fait plus de 1 300 morts. Face à la détérioration continue de la situation, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a alerté sur les conséquences humanitaires et politiques sans précédent liées aux déplacements massifs. Il a rappelé que son pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice qu’il n’a ni cherchée ni choisie.

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