Voici les 10 auteurs du viol collectif, surpris par le père de la jeune fille de 14 ans (photo)

L’émotion est vive dans le quartier Sicap-Mbao où une affaire sordide défraie la chronique. Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars, un père de famille a fait une découverte macabre en retrouvant sa fille de 14 ans kidnappée et victime de violences sexuelles de la part d’un groupe d’une dizaine de jeunes. L’enquête rapide a permis d’arrêter dix suspects, tandis que deux complices présumés sont activement recherchés.
Tout change vers 1 heure du matin, quelques heures seulement après la rupture du jeûne. Inquiet de ne pas voir revenir sa fille de 14 ans, un enseignant local, M. Kane, mobilise ses proches et entame des recherches. C’est un voisin qui lui a fourni l’information décisive : l’adolescente a été vue entrant dans un immeuble du quartier en compagnie d’un groupe de jeunes garçons.
Le père, accompagné, s’est immédiatement rendu sur les lieux. En forçant la porte d’un appartement situé au deuxième étage, il assiste à une scène d’une violence inouïe : sa fille est agressée sexuellement par plusieurs individus. Dans le chaos de l’intervention, deux des agresseurs présumés sont maîtrisés par le père et son acolyte, tandis que le reste du groupe prend la fuite.
Le lendemain, les deux jeunes hommes ont été conduits au commissariat de Sicap-Mbao. Leur garde à vue et les premiers interrogatoires se sont avérés décisifs : ils ont reconnu leur participation aux événements et ont surtout donné les noms de leurs complices. Une perquisition a alors été organisée par la brigade de recherche, conduisant à l’arrestation de huit autres adolescents dans les heures qui ont suivi.
Le parquet a été rapidement contacté et le procureur de la République, Saliou Dicko, a immédiatement ordonné le placement en garde à vue de tous les suspects. Ils doivent être présentés au tribunal ce lundi matin.
Les dix jeunes actuellement derrière les barreaux présentent des profils hétérogènes, âgés de 14 à 18 ans. Dans ce groupe on retrouve des lycéens (EVAD, 17 ans, et MT, 17 ans, tous deux en 1ère L2), des collégiens (OP, 15 ans, en 5ème ; DG, 14 ans, et MN, 14 ans, en 6ème), ainsi que plusieurs jeunes en formation professionnelle : SS (17 ans) dans un centre de football, AC (16 ans) en auto électricité, IN (18 ans). vieux) et POS (17 ans) en mécanique, et AKC dit Junior (16 ans) en menuiserie-aluminium. Deux autres suspects, dont un nommé Cheikh, sont toujours en fuite et font l’objet d’un avis de recherche.
Pour faire la lumière sur les violences subies, une réquisition médicale a été adressée au centre de santé Khadimou Rassoul à Sicap-Mbao. Le rapport gynécologique est sans équivoque : il fait état d’un hymen béant avec une déchirure ancienne et, surtout, la présence de spermatozoïdes a été détectée lors du prélèvement vaginal.
La version de la victime versus celle des agresseurs
Entendue par les enquêteurs en présence de son père, la jeune fille a raconté une histoire glaçante. Elle affirme avoir été kidnappée alors qu’elle se trouvait dans la rue, puis emmenée de force au domicile d’un des fuyards, où elle a été retenue contre son gré et violée à son tour par l’ensemble du groupe.
De leur côté, si la plupart des suspects reconnaissent avoir eu des relations sexuelles avec la mineure (à l’exception d’AC qui le conteste), ils rejettent catégoriquement les accusations d’enlèvement et de séquestration. Leur défense repose sur une version radicalement opposée : ils soutiennent que la jeune fille est venue de son propre chef et a suggéré ces actes. Une confrontation qui promet d’être au cœur des futures enquêtes. L’enquête se poursuit pour tenter de déterminer les circonstances exactes de ce drame et interroger les deux derniers protagonistes.



