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Histoire n° 12 sur 25

Le prophète Ayyub (Job), l'exemple de patience

أيوب عليه السلام

Ayyub est le symbole de la patience dans l'épreuve. Atteint dans sa santé, privé de ses biens et d'une partie de sa famille, il ne se plaint qu'à Allah, qui l'exauce, le guérit et lui rend plus qu'il n'avait perdu.

Lecture : environ 4 min·Mis à jour le 11 octobre 2026
Fils d'Israël
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Qualité
Patient, « excellent serviteur » (38:44)
Épreuve
Maladie, perte de biens et de proches
Fin
Guérison, famille et bienfaits rendus
Appartenance
Prophète cité avec la lignée d'Ibrahim (6:84)
Invocation
Une des plus belles du Coran
Dans ce récit
  1. L'épreuve
  2. Une prière sans plainte
  3. La guérison
  4. Le serment et la bonne solution
  5. Les moments clés
  6. Ce que ce récit nous enseigne
  7. Son invocation
  8. Où le Coran en parle
  9. Questions fréquentes
  10. Testez vos connaissances

1.L'épreuve

Le Coran ne décrit pas la vie d'Ayyub avant son épreuve. Il en retient l'essentiel : un serviteur d'Allah atteint par un mal. Ayyub dit : « Satan m'a touché de fatigue et de tourment » (38:41). Les savants expliquent que cette atteinte, attribuée à Satan, est une épreuve permise par Allah : maladie et souffrances qu'Ayyub a endurées sans céder.

Des récits traditionnels parlent de la ruine de ses biens, de la mort de ses enfants, de longues années de maladie et de l'isolement. Les détails varient, et rien d'authentique n'en établit le détail : le Coran dit seulement qu'il a été touché, qu'il a patienté et qu'il a prié.

2.Une prière sans plainte

Que dit-il à Allah ? « Le mal m'a touché, et Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux » (21:83). Ces mots n'accusent pas, ne demandent pas, ne se plaignent pas du destin : il expose son état à Celui qui sait, et rappelle qu'Allah est miséricordieux. Les savants y voient le modèle de l'invocation respectueuse. Se plaindre de sa douleur à Allah n'est pas contraire à la patience : seul se plaint de Lui celui qui doute de Sa sagesse.

3.La guérison

Allah répond : « Frappe du pied : voici une eau fraîche pour te laver, et pour boire » (38:42). Ayyub frappe la terre, une source jaillit, il s'y baigne et boit. Allah dit : « Nous avons exaucé son invocation, éloigné de lui son mal, et Nous lui avons rendu sa famille et autant avec eux, par miséricorde de Notre part et en rappel pour les adorateurs » (21:84 ; 38:43).

Un hadith rapporté par al-Bukhari raconte : alors qu'Ayyub se baignait nu, des sauterelles d'or tombèrent sur lui. Il se mit à les ramasser dans son vêtement. Son Seigneur l'appela : « Ô Ayyub, ne t'ai-Je pas enrichi de ce que tu vois ? » Il répondit : « Si, Seigneur, mais je ne peux me passer de Ta bénédiction. » L'homme comblé reste dépendant de la bénédiction d'Allah.

4.Le serment et la bonne solution

Le Coran ajoute un détail : « Prends dans ta main une poignée de brindilles, frappes-en, et ne manque pas à ton serment » (38:44). Les commentateurs expliquent qu'Ayyub avait juré de frapper quelqu'un (la tradition cite son épouse) s'il guérissait. Allah lui a offert une solution qui respecte son serment sans faire de mal. Les savants y voient une facilité accordée à celui qui a promis dans un moment de colère.

La fin du verset résume le portrait : « Nous l'avons trouvé patient. Quel excellent serviteur ! Il était toujours repentant » (38:44).

Les moments clés

  1. Le bien-êtreAyyub vit dans l'aisance, serviteur reconnaissant.
  2. L'épreuveUne maladie et des pertes l'atteignent.
  3. La patienceIl se tait devant les gens et se confie à Allah.
  4. L'invocation« Le mal m'a touché, et Tu es le plus miséricordieux. »
  5. La sourceAllah lui ordonne de frapper du pied : l'eau jaillit.
  6. La guérisonAllah lui rend la santé, sa famille et plus encore.

Ce que ce récit nous enseigne

La patience n'est pas le silence devant AllahOn peut exposer sa douleur à Allah sans murmurer contre Sa décision.
Chaque épreuve a une finAprès la difficulté, Allah ouvre la porte de la délivrance.
Allah rend plus qu'Il n'a prisFamille, santé, bienfaits : la récompense dépasse la perte.
Ne jamais se passer de la bénédictionMême riche, Ayyub dit qu'il a toujours besoin de la grâce d'Allah.
Persévérer dans la prièreIl n'a cessé de se tourner vers Allah dans les moments sombres.

L'invocation d'Ayyub

أَنِّي مَسَّنِيَ الضُّرُّ وَأَنتَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ

« Le mal m'a touché, et Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux. » (sens approximatif)

Sourate Al-Anbiya', verset 83

Où le Coran en parle

Ces liens ouvrent le texte du Coran sur quran.com. Lisez le texte lui-même : ce résumé n'en est pas la traduction.

Questions fréquentes

Combien de temps a duré la maladie d'Ayyub ?

Le Coran ne le dit pas. Les récits parlent de plusieurs années, mais aucun chiffre n'est établi par un texte authentique.

Comment s'appelait l'épouse d'Ayyub ?

Le Coran ne la nomme pas. Les noms qu'on lui donne viennent de traditions non établies. La tradition la loue pour sa fidélité durant la maladie.

Est-ce un manque de patience de se plaindre à Allah ?

Non. Ya'qub et Ayyub se plaignent à Allah, et le Coran loue leur patience. Ce qui est contraire à la patience, c'est de se plaindre d'Allah aux gens, ou de protester contre Son décret.

Testez vos connaissances

Quelle qualité le Coran souligne-t-il chez Ayyub ?

Que lui ordonne Allah pour sa guérison ?