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Histoire n° 13 sur 25

Le prophète Shu'ayb et le peuple de Madyan

شعيب عليه السلام

Shu'ayb est envoyé à Madyan, une cité de commerçants qui trichaient sur les poids et les mesures, volaient sur les routes et refusaient l'avertissement. Son message relie la foi à l'honnêteté des affaires : adorer Allah seul et rendre aux gens leur dû.

Lecture : environ 5 min·Mis à jour le 11 octobre 2026
Peuples d'Arabie
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Peuple
Madyan, et les gens d'al-Ayka (le Fourré)
Message
Adorer Allah, mesurer et peser avec justice
Fin
Un séisme et un cri
Lieu
Nord-ouest de l'Arabie, selon la tradition
Lien avec Musa
Musa a séjourné à Madyan (28:22-28)
Dans ce récit
  1. Madyan, une ville de commerçants
  2. Brigandage et intimidation
  3. « Ta prière t'ordonne-t-elle... ? »
  4. Menaces et châtiment
  5. Shu'ayb et Musa
  6. Les moments clés
  7. Ce que ce récit nous enseigne
  8. Son invocation
  9. Où le Coran en parle
  10. Questions fréquentes
  11. Testez vos connaissances

1.Madyan, une ville de commerçants

Madyan est une cité dont les habitants faisaient du commerce. Allah leur envoie un de leurs frères : « Ô mon peuple, adorez Allah, vous n'avez pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez la pleine mesure et le juste poids, ne causez aucun tort aux gens dans leurs biens et ne semez pas la corruption sur terre après qu'elle a été réformée » (7:85). La tradition place Madyan au nord-ouest de l'Arabie, non loin du golfe d'Aqaba.

Le message de Shu'ayb lie deux choses que l'on sépare souvent : la foi en Allah et l'honnêteté dans les transactions. Il dit aussi que ce qu'Allah laisse de bien licite est meilleur pour les croyants que de s'enrichir par la tricherie (11:86).

2.Brigandage et intimidation

Shu'ayb ne dénonce pas seulement la fraude commerciale. Il les met en garde contre la violence : « Ne vous asseyez pas sur chaque route, menaçant, écartant du chemin d'Allah ceux qui croient en Lui et cherchant à le rendre tortueux. Souvenez-vous que vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés » (7:86). Le tableau est celui d'une société dont l'élite s'appuie sur la tricherie et l'intimidation.

3.« Ta prière t'ordonne-t-elle... ? »

Les notables se moquent de Shu'ayb, et le Coran restitue leurs mots : « Ô Shu'ayb, est-ce ta prière qui t'ordonne que nous abandonnions ce qu'adoraient nos pères, ou que nous ne disposions pas de nos biens comme nous voulons ? » (11:87). Ils veulent séparer la religion des affaires. Shu'ayb répond : « Ô mon peuple, voyez-vous : si je me fonde sur une preuve de mon Seigneur et qu'Il m'a accordé de Sa part une belle subsistance... Je ne veux pas faire moi-même ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme autant que je le peux. Ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je me confie et vers Lui je reviens » (11:88).

4.Menaces et châtiment

Les notables menacent : « Ô Shu'ayb, nous t'expulserons de notre ville, toi et ceux qui ont cru avec toi, à moins que vous ne reveniez à notre religion. » Il répond : « Même si nous y sommes hostiles ? » (7:88). Les chefs avertissent leur peuple : « Si vous suivez Shu'ayb, vous serez alors perdants » (7:90).

Shu'ayb demande l'arbitrage d'Allah : « Notre Seigneur, tranche entre nous et notre peuple par la vérité, Tu es le meilleur des juges » (7:89). La sentence tombe : un séisme (7:91), et un cri violent (11:94), si bien que le matin ils gisent dans leurs maisons. Shu'ayb s'écarte d'eux en disant qu'il leur a transmis le message et donné son conseil (7:93).

Le Coran parle aussi des gens d'al-Ayka, « le Fourré », auxquels Shu'ayb a aussi été envoyé (26:176-191). Leur châtiment fut « le jour de l'ombre » (26:189) : selon les commentateurs, un nuage les couvrit après une chaleur écrasante, puis tomba sur eux. Les savants discutent pour savoir s'il s'agit du même peuple ou d'un peuple voisin, mais Shu'ayb est le prophète des deux.

5.Shu'ayb et Musa

Fuyant l'Égypte, Musa arrive à l'eau de Madyan. Il aide deux femmes à abreuver leurs bêtes, puis se retire à l'ombre. Leur père, « un vieillard très âgé » (28:23), l'invite chez lui et lui propose de lui donner l'une de ses filles en mariage, contre huit ans de service, ou dix s'il le souhaite (28:27). Beaucoup d'exégètes ont identifié ce vieillard à Shu'ayb ; d'autres, dont Ibn Kathir, estiment que le Coran ne le nomme pas et que rien de sûr ne l'établit.

Les moments clés

  1. MadyanUne cité commerçante où règne la tricherie.
  2. L'appelShu'ayb prêche le tawhid et la justice.
  3. Contre le brigandageIl condamne les embuscades sur les routes.
  4. La moquerie« Est-ce ta prière qui t'ordonne cela ? »
  5. La menaceLes notables veulent l'expulser.
  6. Le séisme et le criMadyan est détruite, Shu'ayb et les croyants sont sauvés.

Ce que ce récit nous enseigne

La foi dans les affairesAdorer Allah et être honnête dans le commerce sont liés.
La prière a un impact socialShu'ayb montre que la prière transforme la manière de vivre et de gagner sa vie.
Le bien licite est une bénédictionMoins, mais honnête, vaut mieux que plus, mais frauduleux.
Réformer sans se mentirShu'ayb ne demande rien qu'il ne fasse lui-même : il ne cherche que la réforme, « autant que je peux ».
S'en remettre à AllahFace à la menace d'expulsion, il demande l'arbitrage d'Allah.

L'invocation de Shu'ayb

رَبَّنَا افْتَحْ بَيْنَنَا وَبَيْنَ قَوْمِنَا بِالْحَقِّ وَأَنتَ خَيْرُ الْفَاتِحِينَ

« Notre Seigneur, tranche entre nous et notre peuple par la vérité : Tu es le meilleur de ceux qui tranchent. » (sens approximatif)

Sourate Al-A'raf, verset 89

Où le Coran en parle

Ces liens ouvrent le texte du Coran sur quran.com. Lisez le texte lui-même : ce résumé n'en est pas la traduction.

Questions fréquentes

Madyan et les gens d'al-Ayka sont-ils le même peuple ?

Les savants sont partagés. Certains pensent que oui, d'autres que ce sont deux peuples voisins. Dans tous les cas, Shu'ayb a été envoyé aux deux.

Le vieillard de Madyan est-il Shu'ayb ?

Beaucoup d'exégètes le disent. Ibn Kathir et d'autres font remarquer que le Coran ne le dit pas et que les preuves manquent. Le Coran dit seulement qu'il était « un vieillard très âgé ».

Pourquoi le surnomme-t-on « l'orateur des prophètes » ?

Ce titre est un surnom que la tradition lui donne pour son éloquence, mais le hadith qui le rapporte est faible. Il reste qu'il avait un talent oratoire.

Testez vos connaissances

Quel péché principal Shu'ayb dénonce-t-il dans le commerce ?

Quel prophète a séjourné à Madyan après avoir fui l'Égypte ?