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Histoire n° 10 sur 25

Le prophète Ya'qub (Jacob), nommé Israël

يعقوب عليه السلام

Ya'qub, surnommé Israël, est le fils d'Ishaq et le père des douze tribus. Le Coran retient surtout sa patience extrême dans l'épreuve de la perte de son fils Yusuf, et sa dernière recommandation à ses enfants : ne mourir qu'en soumis à Allah.

Lecture : environ 4 min·Mis à jour le 11 octobre 2026
Famille d'IbrahimFils d'Israël
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Père
Ishaq
Surnom
Israël (3:93)
Fils
Douze, dont Yusuf et Binyamin
Épreuve
La perte de Yusuf, puis de Binyamin
Vertu
« Une belle patience »
Dans ce récit
  1. Israël, le serviteur d'Allah
  2. Le père de Yusuf
  3. Une belle patience
  4. La tunique et les retrouvailles
  5. Les moments clés
  6. Ce que ce récit nous enseigne
  7. Son invocation
  8. Où le Coran en parle
  9. Questions fréquentes
  10. Testez vos connaissances

1.Israël, le serviteur d'Allah

Ya'qub porte le nom d'Israël, d'où Banu Isra'il, « les fils d'Israël » (3:93). D'après Ibn Abbas, ce nom signifie « serviteur d'Allah ». Sa descendance se répartit en douze tribus, appelées en arabe les asbat (2:136 ; 4:163 ; 7:160). Allah les cite comme une lignée de prophètes.

Avec Ibrahim et Ishaq, il est loué comme un homme de force et de clairvoyance (38:45-47). Ibrahim et Ya'qub recommandent à leurs fils : « Ô mes fils, Allah vous a choisi la religion. Ne mourez qu'en étant soumis » (2:132).

2.Le père de Yusuf

Quand son fils Yusuf lui raconte un songe, il l'écoute avec attention : « Mon fils, ne raconte pas ton songe à tes frères, de peur qu'ils ne trament quelque ruse contre toi » (12:5). Il comprend que son fils est destiné à de grandes choses : « Ton Seigneur te choisira, t'apprendra l'interprétation des récits, et accomplira Son bienfait sur toi et sur la famille de Ya'qub, comme Il l'a accompli sur tes deux pères avant toi, Ibrahim et Ishaq » (12:6).

Le jour où les frères reviennent avec la tunique de Yusuf tachée de faux sang, Ya'qub ne les croit pas : « Vos âmes ont embelli quelque chose à vos yeux ! Patience belle ! Allah est celui dont on cherche l'aide contre ce que vous racontez » (12:18).

3.Une belle patience

Les années passent. Les frères reviennent d'Égypte sans Binyamin, qui est resté auprès du grand intendant : Ya'qub dit de nouveau : « Patience belle ! Peut-être Allah me les ramènera-t-Il tous » (12:83). Il se détourne d'eux et dit : « Hélas, ma tristesse pour Yusuf ! » Ses yeux blanchissent de chagrin, et il retient sa douleur (12:84).

Quand on lui dit qu'il va se ruiner de chagrin, il répond : « Je ne me plains de ma peine et de ma tristesse qu'à Allah, et je sais d'Allah ce que vous ne savez pas » (12:86). Puis il demande à ses fils : « Allez et cherchez des nouvelles de Yusuf et de son frère. Ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah : seuls désespèrent les gens incrédules » (12:87).

4.La tunique et les retrouvailles

Lorsque la caravane quitte l'Égypte, Ya'qub dit : « Je sens l'odeur de Yusuf, si vous ne me jugez pas sénile ! » (12:94). La tunique de Yusuf est posée sur son visage, et il retrouve la vue (12:96). Il dit à ses enfants : « Ne vous ai-je pas dit que je sais d'Allah ce que vous ne savez pas ? » Ses fils, honteux, lui demandent de prier pour leur pardon, et il promet de le faire (12:96-98).

Arrivé en Égypte, Ya'qub est installé sur un siège élevé, et tous se prosternent devant Yusuf en signe de respect, ce qui accomplit son rêve d'enfance (12:99-100). Le Coran rappelle aussi la scène de sa mort, où il demande à ses enfants quelle sera leur adoration après lui (2:133). Selon la tradition, il fut enterré en Palestine, mais le lieu exact n'est pas établi par un texte sûr.

Les moments clés

  1. Le songe de YusufYa'qub met son fils en garde contre la jalousie de ses frères.
  2. La tunique ensanglantée« Patience belle ! », répond-il aux frères.
  3. Les années de patienceIl pleure Yusuf jusqu'à perdre la vue, sans désespérer.
  4. La perte de BinyaminUne deuxième épreuve ; sa confiance en Allah demeure.
  5. La tuniquePosée sur son visage, elle lui rend la vue.
  6. Les retrouvaillesToute la famille est réunie en Égypte.

Ce que ce récit nous enseigne

La patience belleUn sabr qui ne se plaint qu'à Allah et n'accuse personne.
Ne pas désespérer« Seuls désespèrent de la miséricorde d'Allah les gens incrédules » (12:87).
Pleurer n'est pas manquer de foiYa'qub pleure jusqu'à perdre la vue, mais ses pleurs ne contiennent aucune plainte contre le destin.
Transmettre la foiSa dernière question à ses enfants : « Qu'adorerez-vous après moi ? »
Protéger sans accuserIl met Yusuf en garde contre la jalousie sans condamner personne.

La plainte confiée à Allah

إِنَّمَا أَشْكُو بَثِّي وَحُزْنِي إِلَى اللَّهِ

« Je ne me plains de ma peine et de ma tristesse qu'à Allah. » (sens approximatif)

Sourate Yusuf, verset 86

Où le Coran en parle

Ces liens ouvrent le texte du Coran sur quran.com. Lisez le texte lui-même : ce résumé n'en est pas la traduction.

Questions fréquentes

Pourquoi Ya'qub est-il appelé Israël ?

Ce nom est un second nom de Ya'qub (3:93). Ibn Abbas l'a expliqué par « serviteur d'Allah ».

Combien de fils avait-il ?

Douze : les tribus (asbat). Parmi eux, Yusuf et son frère Binyamin sont les plus connus.

Ya'qub a-t-il perdu la vue par chagrin ?

Le Coran dit que ses yeux sont devenus blancs de tristesse (12:84), et qu'il l'a retrouvée quand la tunique de Yusuf a été posée sur son visage (12:96).

Testez vos connaissances

Quelle expression Ya'qub répète-t-il face à l'épreuve ?

Quel était le surnom de Ya'qub ?